JDLE: La stratégie nationale de recherche dans le domaine énergétique est insuffisante, tant sur le fond que sur la forme. Le constat est tiré d’un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) rendu public mercredi 4 mars. Il a été réalisé par les députés Claude Birraux (UMP, Haute-Savoie), président de l’office, et Christian Bataille (PS, Nord), qui ont notamment contribué à définir les axes de recherche dans le domaine du nucléaire depuis les années 1970.
L’élaboration d’une telle stratégie est réclamée par la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique du 13 juillet 2005 (dite loi Pope). Ce document réalisé par les ministères de la recherche et de l’industrie pour 5 ans l’a été pour la première fois en mai 2007. Et son évaluation par l’Opecst est aussi prévue par la loi (1). Les deux députés ont commencé l’évaluation en janvier 2008.
«Cette stratégie se présente plutôt comme une stratégie a priori, sans approche d’ensemble, au cas par cas», relève Christian Bataille. Selon le député, aucun des deux ministres n’a endossé le contenu, passé quasi inaperçu puisque publié au lendemain de l’élection présidentielle de 2007.
Sur le fond, les députés appellent «à un rééquilibrage de l’investissement en faveur des énergies renouvelables (ENR), dans lesquelles un tri se fera avec le temps». En 2006, sur les 797 millions d’euros de dépense publique de recherche en énergie, 477 millions (environ 60%) étaient consacrés au nucléaire, 106 millions (13%) aux hydrocarbures fossiles et 52 millions (6,5%) aux énergies renouvelables. Le rééquilibrage ne devant pas se faire au détriment du nucléaire, «il faut faire croître l’ensemble du budget consacré aux ENR», selon Christian Bataille.
Pour Claude Birraux, la stratégie nationale de recherche ne fait que valider a posteriori des efforts déjà engagés sur le front des nouvelles technologies. Le rapport préconise, pour le photovoltaïque, que l’effort de recherche soit accompagné d’une forte mobilisation du secteur du bâtiment; et pour l’éolien, que l’accent soit mis sur les capacités de stockage et l’étude d’atolls artificiels de stockage d’énergie en mer qui permettent de résoudre le problème de stockage et l’intermittence de cette énergie. Le développement des énergies marines devrait être concentré sur les zones littorales dépourvues de centrales électriques. L’Institut français du pétrole (IFP) devrait mieux anticiper la disparition des hydrocarbures fossiles en se diversifiant.

Sur la forme, le rapport préconise que la prochaine stratégie soit élaborée selon une méthode plus rigoureuse, avalisée au moins par les ministres de la recherche et de l’énergie, au mieux par le Premier ministre, présentée en Conseil des ministres, puis publiée au Journal officiel. Cette stratégie doit se fixer une feuille de route avec des bilans à moyen terme. Un poste de Haut commissaire à l’énergie, et plus seulement atomique, doit être créé pour garantir la cohérence entre recherche et politique de l’énergie: à chaque priorité nationale énergétique son haut commissaire, qui devrait rendre compte de l’avancement des travaux au gouvernement et au Parlement. Et la Commission nationale d’évaluation devrait évaluer les recherches annuellement, sous contrôle de l’Opecst.
L’ONG américaine rend compte pays par pays de la quantité de déchets présents dans les eaux mondiales dans son index des débris marins. L’édition 2008 fait état de 11.077 couches pour bébé aux Philippines, 19.504 filets de pêche au Royaume-Uni et plus d’un million de mégots de cigarettes aux Etats-Unis.
Le centre de traitement des Chatelets est fermé pourquoi ?
ssionnels de santé. Elle sera pilotée par la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, en liaison avec la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno et la secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Ces mesures ont été concrétisées par deux conventions signées au ministère de l’environnement, jeudi 26 février, par le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo, la ministre du logement Christine Boutin et la secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno.