Thierry Dereux, président de la fédération de Côtes-d’Armor Nature Environnement, réagit à l’émission Thalassa diffusée le 10 avril sur France 3 : « La somme des pollutions dénoncées dans notre département est impressionnante et a choqué un certain nombre de téléspectateurs. Rappelons qu’il y a deux ans, un numéro de Thalassa montrait exclusivement des aspects positifs, sans dévoiler les dessous de l’image. Habitants permanents ou saisonniers, nous sommes tous des citoyens responsables. Il est temps de ne plus se cacher la tête dans le sable. Les problèmes environnementaux et sanitaires (pollution de l’eau, algues vertes) sont bien là. Il est à l’honneur d’une émission de service public d’accélérer la prise de conscience afin que des mesures efficaces soient prises. Il est à souhaiter que les polémiques nées de ces reportages permettent qu’enfin image et réalité ne fassent plus qu’un. » (Ouest France, 22 avril 2009)
Archive pour avril 2009
L’émission Thalassa « accélère la prise de conscience »
Mardi 21 avril 2009Semaine du Développement Durable: Faire de ses achats, un vote quotidien pour la planète !
Mercredi 1 avril 2009
La 7e édition de la Semaine du développement durable commence demain 1er avril. Plus de 4.000 manifestations seront organisées dans toute la France pendant 7 jours pour encourager les citoyens à agir au quotidien en consommant »durable ».

Organisée par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT), la Semaine du développement durable se tiendra du 1er au 7 avril 2009 et aura pour thème, dans la continuité de 2008, la Consommation durable. Cette semaine se déroule chaque année et mobilise tous les acteurs pour informer et sensibiliser le public aux 3 composantes (environnement, économie et social) du développement durable et sur leur nécessaire complémentarité. Cette opération permet de motiver et de soutenir des changements de comportements pour un passage à l’acte, en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.
Consommer autrement, c’est aussi faire des économies
Alors qu’en France, 360 kg de déchets sont produits par an et par habitant et que les transports représentent 35 % des émissions de CO2, il s’agit de faire des économies en consommant autrement et agir pour le développement durable au quotidien.
Animations en Bretagne
Vous trouverez toutes les animations organisées pendant la Semaine du Développement Durable sur le lien suivant:
http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/sdd/spip.php?page=spip
Agrocarburant E 10 : une arnaque pour le consommateur et pour l’environnement- Communiqué de France Nature Environnement
Mercredi 1 avril 2009A compter du 1er avril, les automobilistes pourront se servir en SP 95 – E 10 : en pleine semaine du développement durable, le sommet du greenwashing est atteint !
E10 : un carburant pas vert et à côté de ses pompes !
Malgré la multiplication des rapports (FAO, OCDE, Commission européenne..) sur les dangers des agrocarburants, la France a choisi de prendre de l’avance sur les objectifs européens en distribuant un carburant que l’Allemagne vient d’interdire.
Pour Sébastien Genest, président de FNE : « L’E 10 n’a rien de bio ! Les sénateurs viennent d’ailleurs d’inscrire dans la loi l’expression « agrocarburant » en lieu et place de « biocarburant ». Utiliser des plantes alimentaires pour remplir l’estomac des voitures, plutôt que celui des Hommes ne permet pas de répondre aux dérives de l’agriculture intensive et à la faim dans le monde… »
Arnaud Gossement, porte-parole de FNE ajoute : « En pleine semaine du développement durable, autoriser l’E10 un 1er avril relève d’une mauvaise blague. L’E 10 n’est bon ni pour la planète, ni pour le portefeuille. L’ E10 coûtera sans doute le même prix que le SP 95 actuel mais il en faudra davantage pour rouler autant… En réalité, l’E 10 est une offre inutile à une demande inexistante, le tout pour un résultat négatif ». Le développement des agrocarburants pose un problème éthique majeur : un plein de 4×4, c’est 250 kg de céréales, soit la ration d’un homme pendant un an. France Nature Environnement rappelle que plus de 850 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim.
Jean-Luc Kokel focalise sur les algues vertes
Mercredi 1 avril 2009Ouest france:
Auteur photographe depuis huit ans, amoureux de la Bretagne, il vient de s’installer à Plerneuf.
Jean-Luc Kokel, auteur-photographe installé à Plerneuf, vient de se distinguer aux Photographies de l’année, concours national ouvert à tous les professionnels. Il termine troisième dans la catégorie environnement avec un cliché… d’algues vertes ! (voir photo ci contre). « Je suis installé en Bretagne depuis un peu plus d’un an. J’avais entendu parler du phénomène des algues vertes mais je n’en mesurais pas l’importance ! C’est en retournant à Planguenoual en été, où j’étais venu faire des prises de vue en hiver, que j’ai découvert ce que c’était : il y en avait partout, c’était impressionnant. »
« Je vois les choses à travers la photo »

Si Jean-Luc Kokel n’avait pas encore été confronté aux algues vertes c’est parce qu’il est installé depuis peu de temps en Bretagne. Originaire de Croix, dans le Nord, ce « pur Ch’ti flamand », comme il le souligne en souriant a pratiqué durant de nombreuses années la photographie opthalmologique au CHRU de Lille. Une spécialité très technique dans laquelle on emploie de multiples procédés de prises de vue et d’exploration. « Je pratique la photographie depuis l’âge de 17 ans. Je ne sais pas écrire, pas dessiner. Je vois les choses à travers la photo. » À l’âge de 52 ans, il fait le grand saut, quitte le CHU et s’installe à Brives, en Corrèze, comme auteur-photographe, où il fera beaucoup de photos aériennes pour le conseil général. Jean-Luc Kokel confie ne pas trop pratiquer le portrait. « C’est pas mon truc. J’ai toujours l’impression de voler quelque chose. » Il aime plutôt photographier des graphismes, l’architecture, les paysages. « Il ne faut pas croire, faire un beau paysage ce n’est pas si facile. »
Au bout de sept ans, las des « ciels soit bleus soit couverts de Corrèze », il part s’installer en Bretagne. Pourquoi la Bretagne ? Parce qu’il en est tombé amoureux gamin, quand il avait 12 ans, lors de vacances avec ses parents à Saint-Lunaire. Parce que la Bretagne offre des lumières magnifiques toute l’année, parce qu’il aime les gens d’ici, leur culture. « Je sillonne la Bretagne afin de faire des prises de vue de spectacles, de festoù-noz, danseurs, musiciens… » Et à la question : pourquoi n’est-il pas venu avant ? Il répond : « Je n’étais probablement pas prêt, sinon je m’y serai installé avant. »