Jean-Luc Kokel focalise sur les algues vertes

Ouest france:

Auteur photographe depuis huit ans, amoureux de la Bretagne, il vient de s’installer à Plerneuf.

Jean-Luc Kokel, auteur-photographe installé à Plerneuf, vient de se distinguer aux Photographies de l’année, concours national ouvert à tous les professionnels. Il termine troisième dans la catégorie environnement avec un cliché d’algues vertes ! (voir photo ci contre). « Je suis installé en Bretagne depuis un peu plus d’un an. J’avais entendu parler du phénomène des algues vertes mais je n’en mesurais pas l’importance ! C’est en retournant à Planguenoual en été, où j’étais venu faire des prises de vue en hiver, que j’ai découvert ce que c’était : il y en avait partout, c’était impressionnant. »

« Je vois les choses à travers la photo »

algue

Si Jean-Luc Kokel n’avait pas encore été confronté  aux algues vertes c’est parce qu’il est installé depuis peu de temps en Bretagne. Originaire de Croix, dans le Nord, ce « pur Ch’ti flamand », comme il le souligne en souriant a pratiqué durant de nombreuses années la photographie opthalmologique au CHRU de Lille. Une spécialité très technique dans laquelle on emploie de multiples procédés de prises de vue et d’exploration. « Je pratique la photographie depuis l’âge de 17 ans. Je ne sais pas écrire, pas dessiner. Je vois les choses à travers la photo. » À l’âge de 52 ans, il fait le grand saut, quitte le CHU et s’installe à Brives, en Corrèze, comme auteur-photographe, où il fera beaucoup de photos aériennes pour le conseil général. Jean-Luc Kokel confie ne pas trop pratiquer le portrait. « C’est pas mon truc. J’ai toujours l’impression de voler quelque chose. » Il aime plutôt photographier des graphismes, l’architecture, les paysages. « Il ne faut pas croire, faire un beau paysage ce n’est pas si facile. »

Au bout de sept ans, las des « ciels soit bleus soit couverts de Corrèze », il part s’installer en Bretagne. Pourquoi la Bretagne ? Parce qu’il en est tombé amoureux gamin, quand il avait 12 ans, lors de vacances avec ses parents à Saint-Lunaire. Parce que la Bretagne offre des lumières magnifiques toute l’année, parce qu’il aime les gens d’ici, leur culture. « Je sillonne la Bretagne afin de faire des prises de vue de spectacles, de festoù-noz, danseurs, musiciens… » Et à la question : pourquoi n’est-il pas venu avant ? Il répond : « Je n’étais probablement pas prêt, sinon je m’y serai installé avant. »

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