Enquêtes publiques. Une annonce inquiète plusieurs associations

La fédération de Côtes-d’Armor nature environnement s’inquiète de la possible suppression des enquêtes publiques annoncée par Patrick Devedjian, à l’occasion d’un point d’étape sur la mise en oeuvre du plan de relance. Cette annonce intervient à la suite d’une réforme votée au mois de janvier «qui assouplit déjà les conditions d’autorisation des activités industrielles au détriment de la protection de l’environnement», commente ThierryDereux, président de Côtes-d’Armor nature environnement, dans un communiqué.

Parlant de «réforme irrationnelle», Thierry Dereux juge que le relèvement du seuil de déclenchement des enquêtes publiques permettra «l’autorisation d’un maximum de projets à risques sans concertation et information du public (riverains, associations, élus, etc.)». Pour Sébastien Genest, président de France nature environnement, «la création des enquêtes publiques environnementales par la loi Bouchardeau du 12 juillet 1983 est un progrès démocratique pour lequel les associations se sont battues. Sa remise en cause est un scandale!».

Un plan de relance «gris foncé»

Pour ce dernier, «cette annonce, réalisée sans aucune consultation préalable, n’a aucun intérêt, ni économique, ni écologique. Pire, elle sous-entend que l’écologie ne rime pas avec économie, cette vieille erreur que les acteurs du Grenelle avaient pourtant enterrée. Décidément, certains font tout pour que ce plan de relance ne soit pas vert, mais bien gris foncé». Côtes-d’Armor nature environnement et FNE ne nient pas la maigre participation citoyenne à certaines enquêtes. «À l’évidence, le public a parfois l’impression que les jeux sont faits et les projets ficelés avant même la consultation. De plus, pendant l’enquête publique, les conditions de participation et d’accès à l’information pourraient être grandement améliorées…». (Télégramme, jeudi 21 mai 2009)

Le commentaires sont fermés.