L’Observatoire Régional des Déchets en Bretagne

1 juin 2010

Cliquez ici pour découvrir le sommaire du bulletin de L’Observatoire Régional des Déchets en Bretagne (ORDB) de mai 2010.

Ce document contient la liste des articles publiés pour ce mois de mai 2010, classés par sous catégories et disponible dans une nouvelle rubrique du site spécifiquement appelée « Bulletin ORDB ».

Maternité porcine : dimanche une fête pour dire non

7 mai 2010

« Le 8 avril, le préfet des Côtes-d’Armor convoque tous les médias pour annoncer qu’il va donner son accord а l’implantation de la maternité porcine, car ses services n’ont pas trouvé une seule faille dans les dossiers. Il signe l’arrêté d’autorisation d’exploiter le 14 avril. »

Dans un communiqué reprenant toute cette affaire, l’association « Sous le vent les pieds sur terre », concluait avec ces deux lignes.

Depuis elle étudie tous les recours possibles et devrait confirmer dimanche lors du rassemblement, son intention de porter l’affaire devant le tribunal administratif.

Dimanche, grand rassemblement avec une partie fête et de nombreux artistes : Soig Sibéril, Cédric le Bozec, Mona Jaouen, Patrick Molard, les Frères Morvan, Jean Kergrist…

Les interventions :

16 h 25 : Sylvie Gourdon, présidente de l’association, André Ollivro et le professeur Lesné ;

17 h : Eau et Rivières de Bretagne avec Jean-Paul Guyomarch, Confédération paysanne avec Jean Cabaret et Thierry Dereux ;

18 h 20 : Yves Marie le Lay et René Louail avec Mona Bras élus du conseil régional.

Journal Ouest-France du vendredi 7 mai 2010

Entrée libre

Trébrivan
Place de la mairie
le dimanche 9 mai à 16 heures
En cas de pluie, salle polyvalente.

Algues vertes, une plainte pour homicide

27 avril 2010

La famille du chauffeur mort après avoir transporté des algues poursuit son combat. Elle veut faire toute la lumière sur le décès.

 

Les visages graves, les banderoles et le silence auraient pu suffire… Mais c’est au son du biniou que le comité de soutien a souhaité faire son entrée au palais de justice de Saint-Brieuc aux côtés de la famille Morfoisse.

 

Hier, donc, la famille de Thierry Morfoisse, ce chauffeur de 48 ans mort l’été dernier après avoir transporté des algues en décomposition, de Binic а Lantic, a déposé plainte contre X pour homicide involontaire auprès du doyen des juges d’instruction de Saint-Brieuc. « On veut défendre la mémoire salie de notre fils », ont justifié sur les marches du palais Jeanne et Claude Morfoisse.

 

Pourquoi le doyen des juges d’instruction ? « Le procureur de la République de Saint-Brieuc a décidé de classer sans suite ce dossier, explique Me Marc Cazo, l’avocat des proches du chauffeur. La famille Morfoisse m’a donc demandé de saisir le doyen pour faire toute la lumière sur ce décès. »

 

Car les proches de la victime n’ont jamais cru а la thèse de la « récidive d’infarctus du myocarde », thèse retenue par le parquet. Encore moins depuis que trois scientifiques ont établi, début mars, « un lien direct » entre la mort du chauffeur et l’inhalation d’hydrogène sulfuré dégagé par les algues en décomposition.

 

Cette plainte pour homicide involontaire avec constitution de partie civile est une nouvelle étape dans le combat de la famille et des associations environnementalistes. Une étape qui pourrait être longue. « Plusieurs mois, voire plusieurs années », prévient Me Cazo.

 

François GRÉGOIRE – Journal Ouest-France du vendredi 23 avril 2010

« Le modèle agricole breton lamine et écrase »

2 octobre 2009

Thierry Thomas, de la Confédération paysanne, estime qu’il n’y a qu’un vrai remède contre les algues vertes : changer.

« Le modèle agricole breton, basé sur une production de masse vendue à bas prix est à bout de souffle, il ne correspond plus à aucun critère de durabilité au plan social, économique et environnemental », souligne Thierry Thomas, responsable régional du dossier environnement à la Confédération paysanne.

Le syndicaliste comprend « l’exaspération des associations de protection de l’environnement face au problème des algues vertes » mais rappelle la responsabilité collective de la société face à l’afflux des nitrates. « C’est elle qui a demandé aux agriculteurs de produire des denrées à bas prix, les maires ont délivré les permis de construire pour les élevages et les préfets les arrêtés d’exploitation. Les paysans ont leur part de responsabilité mais pas toute la responsabilité. »

Un appel aux citoyens

Thierry Thomas parle d’un modèle agricole breton « qui lamine et écrase. 17 000 emplois de chefs d’exploitation, d’aide familial ou de conjoint d’exploitant ont disparu entre 2002 et 2 007. On compte une seule installation pour cinq départs. Notre secteur est un de ceux qui rémunèrent le plus mal en France. Avec 12 000 € de revenu moyen par actif, c’est moitié moins que le revenu médian français. Les salariés de l’agroalimentaire sont aussi parmi les plus mal payés. »

En matière de l’environnement « même si des progrès ont été faits, les résultats ne sont pas à la hauteur en matière de taux de nitrates et de marée verte. On continue en particulier à surfertiliser avec des engrais organiques les parcelles de maïs. »

Thierry Thomas en appelle aux paysans pour qu’ils prennent à bras-le-corps le combat pour la reconquête de la qualité de l’eau « sinon la réglementation continuera à se durcir et on va tous souffrir. » Il en appelle aussi aux citoyens. « La société ne dit pas clairement ce qu’elle attend de nous. Si elle veut des produits de qualité respectueux de l’environnement, elle ne pourra pas continuer à la payer à des prix très bas. »

Jean-Paul LOUÉDOC (Ouest France du 2 octobre 2009) 

Mise en place de la mission interministérielle pour proposer un plan de lutte contre les algues

16 septembre 2009

Le Premier ministre François Fillon avait annoncé le 20 Août, lors de son déplacement à Saint-Michel en Grève, dans les Côtes d’Armor, accompagné de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, le lancement d’une mission interministérielle chargée de proposer un plan de lutte contre les algues vertes qui touchent de façon récurrente certaines côtes françaises.

 

Cette mission interministérielle qui mobilisera les ministères en charge de l’Environnement et du Développement durable, de l’Intérieur, de la Santé, de l’Alimentation, de l’Agriculture, et de la Pêche, est aujourd’hui mise en place. Elle est composée de :

 

Monsieur Philippe Quevremont, ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts, au titre du Conseil général de l’environnement et du développement durable ;

Madame Dominique Dalmas, inspectrice générale de l’administration, au titre de l’Inspection générale de l’administration ;

Monsieur Roland Moreau, inspecteur général des affaires sociales, au titre de l’Inspection générale des affaires sociales ;

Monsieur Vincent Frey, ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts, au titre du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux.

 

Cette mission étudiera l’ampleur du phénomène des marées vertes et des risques associés, en veillant à identifier les lacunes existantes en matière de connaissances scientifiques, notamment en matière de risques sanitaires. Elle dressera également un état et fera des propositions sur les dispositifs existants de collecte et de traitement des algues vertes, en examinant notamment les filières possibles de traitement des algues. Finalement, elle aura pour mission d’évaluer et de proposer des actions en matière de prévention des marées vertes, notamment en étudiant les actions qui, dans les bassins versants concernés, permettront de réduire les rejets de nitrates dans les cours d’eau.

 

La mission interministérielle participera, avec le Préfet de région Bretagne, à la définition d’un programme d’action renforcé de prévention des marées vertes sur les baies de Saint Brieuc et de Lannion.

 

Le Premier ministre a demandé que les conclusions de cette mission lui soient rendues sous trois mois.

Conférence-débat sur les algues vertes

15 septembre 2009

Sauvegarde du Trégor, et le Collectif Urgence Marées Vertes organisent une conférence sur le thème « Marées vertes et émanations toxiques » et sur les effets de l’hydrogène sur la santé. L’intervenant invité mercredi soir sera le docteur Claude Lesné, du CNRS et au département santé publique de l’université de Rennes 1. La conférence sera suivie d’un débat. Ce mercredi, à 20 h 15, centre Savidan, Lannion. (Ouest France 15 septembre 2009)

Un collectif « Marées vertes urgence » créé

27 août 2009

Un collectif « Marées vertes urgence » a été créé lundi 24 août dans les locaux de la Fédération Côtes-d’Armor Nature Environnement. « Il aura pour objectif de faire pression sur l’État pour qu’il tienne ses promesses, d’accompagner les plaintes contre l’État, d’être force de propositions, de préparer les manifestations des 26 et 27 septembre, mais aussi de rappeler qu’au-delà des plages d’Hillion et Saint-Michel-en-Grève, l’invasion des algues vertes est aussi d’ampleur régionale, malheureusement. »

 

Sont présents dans ce collectif : Halte aux Marées Vertes, Sauvegarde du Tregor, Vivarmor Nature, Bretagne Vivante, De la source à la mer, A.V.E.C., Terre et Mer, Eau et Rivières de Bretagne, A.C.A.P., Côtes d’Armor Nature Environnement (Ouest France 27 août 2009)

André Ollivro aidé par Côtes-d’Armor Nature environnement

22 août 2009
Côtes-d’Armor Nature Environnement apporte tout son soutien à André Ollivro, porte-parole de l’association Halte aux marées vertes, victime d’intimidations et de menaces. Les associations locales alertent les pouvoirs publics depuis de nombreuses années sur la prolifération des algues vertes. « Elles ont énormément travaillé sur le sujet et sont constamment confrontées à l’hostilité ouverte de certains agriculteurs. Il faut du courage pour militer dans ces conditions », souligne Thierry Dereux, président de Côtes-d’Armor Nature Environnement.

« De notre côté, nous leur apportons tout notre soutien, moral, mais aussi logistique, en les appuyant dans leurs démarches administratives, juridiques, continue-t-il. Nous souhaitons accompagner André Ollivro dans ses plaintes et réfléchir à la suite des événements. » Et Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, d’ajouter : « Nous soutenons pleinement le combat mené avec courage par les militants des Côtes-d’Armor contre les marées vertes. Nous accompagnerons si besoin André Ollivro pour saisir la justice. » (Ouest France, 22 août 2009)

Valoriser le bois plutôt que chauffer

21 mai 2009

Bevan tost face à l’usine d’incinération Pluzunet

 

Peut-on limiter l’activité de l’incinérateur ? Bevan tost d’ar Mene Bre pense que oui, en valorisant le bois plutôt que de chauffer les serres.

 

En chauffant des serres, l’usine d’incinération sort de sa vocation. Lors d’une conférence donnée à Pluzunet, l’association Bevan tost d’ar Mene Bre a réaffirmé leur position : il faut valoriser le bois plutôt que le transformer en copeaux. Un message qui semble de plus en plus difficile à faire entendre.

Opposée à l’usine d’incinération depuis le départ, l’association environnementale avait obtenu d’intégrer la CLIS, la Commission Locale d’Information et de Surveillance de l’usine. Non sans effet sur le traitement de la dioxine notamment. Mais, depuis 2008, l’association estime être « muselée ».

« L’ambiance était à la coopération, dans un climat sérieux mais, curieusement, en 2008, il n’y a pas eu de deuxième réunion annuelle, décrit son président Léon Mériaux. Le 24 avril dernier, j’ai posé des questions mais le sous-préfet m’a dit que c’était hors sujet… Personnellement, je n’accepte pas d’afficher ma présence comme simple chambre d’enregistrement. »

Une « ressourcerie » pour le bois

Léon Mériaux a adressé une lettre ouverte au sous-préfet. Stéphan de Ribou ne souhaite pas « s’engager dans un débat stérile ». Le sous-préfet préfère mettre en avant la « très bonne gestion de Valorys », certain qu’il reste encore de la chaleur à valoriser dans le traitement des déchets. Le SMITRED (1), en permettant de récupérer cette source de chaleur qui partirait dans l’atmosphère, limite ainsi les coûts de l’incinération.

boisLimiter l’activité de l’incinérateur, est-ce possible ? s’interrogent les membres de Bevan tost ar Mene Bre.

L’écart est grand avec la réflexion de Bevan tost quant à la politique menée par le SMITRED. Soutenus par Thierry Dereux, président du Côtes d’Armor Environnement, les membres du bureau sont persuadés que l’on peut limiter l’activité de l’usine d’incinération en valorisant plus de déchets, comme le bois.

« Nous pourrions mettre en place une « ressourcerie » et offrir quelques emplois en récupérant ce bois plutôt que le transformer en copeaux, d’autant que ces copeaux sont expédiés dans le Morbihan et la région de Rouen », s’étonne Léon Mériaux. « Nous pourrions employer quelques personnes qui enlèveraient les clous », renchérit le président de Côte d’Armor Environnement. Reste à savoir si les éléments de bois peuvent vraiment être valorisés.

Les membres de Bevan tost estiment que la chaleur produite par l’incinérateur est insuffisante pour chauffer les serres. Ce serait pour cette raison que seraient proposés de nouveaux systèmes de combustion venant en complément des déchets brûlés par l’incinérateur.

Ils s’opposent à la surenchère de chauffage, inutile selon eux : « Nous nous sommes rendus compte l’an dernier que le syndicat sortait de son rôle d’intérêt général, qui est d’éliminer les ordures ménagères, souligne Léon Mériaux. Implanter une zone de serres n’est pas sa vocation. »

Étienne Royer

(1) Syndicat mixte intercommunal pour le tri et l’élimination des déchets.

 

Staes Claire (Le Trégor, jeudi 21 Mai 2009)

Enquêtes publiques. Une annonce inquiète plusieurs associations

21 mai 2009

La fédération de Côtes-d’Armor nature environnement s’inquiète de la possible suppression des enquêtes publiques annoncée par Patrick Devedjian, à l’occasion d’un point d’étape sur la mise en oeuvre du plan de relance. Cette annonce intervient à la suite d’une réforme votée au mois de janvier «qui assouplit déjà les conditions d’autorisation des activités industrielles au détriment de la protection de l’environnement», commente ThierryDereux, président de Côtes-d’Armor nature environnement, dans un communiqué.

Parlant de «réforme irrationnelle», Thierry Dereux juge que le relèvement du seuil de déclenchement des enquêtes publiques permettra «l’autorisation d’un maximum de projets à risques sans concertation et information du public (riverains, associations, élus, etc.)». Pour Sébastien Genest, président de France nature environnement, «la création des enquêtes publiques environnementales par la loi Bouchardeau du 12 juillet 1983 est un progrès démocratique pour lequel les associations se sont battues. Sa remise en cause est un scandale!».

Un plan de relance «gris foncé»

Pour ce dernier, «cette annonce, réalisée sans aucune consultation préalable, n’a aucun intérêt, ni économique, ni écologique. Pire, elle sous-entend que l’écologie ne rime pas avec économie, cette vieille erreur que les acteurs du Grenelle avaient pourtant enterrée. Décidément, certains font tout pour que ce plan de relance ne soit pas vert, mais bien gris foncé». Côtes-d’Armor nature environnement et FNE ne nient pas la maigre participation citoyenne à certaines enquêtes. «À l’évidence, le public a parfois l’impression que les jeux sont faits et les projets ficelés avant même la consultation. De plus, pendant l’enquête publique, les conditions de participation et d’accès à l’information pourraient être grandement améliorées…». (Télégramme, jeudi 21 mai 2009)