Valoriser le bois plutôt que chauffer

21 mai 2009

Bevan tost face à l’usine d’incinération Pluzunet

 

Peut-on limiter l’activité de l’incinérateur ? Bevan tost d’ar Mene Bre pense que oui, en valorisant le bois plutôt que de chauffer les serres.

 

En chauffant des serres, l’usine d’incinération sort de sa vocation. Lors d’une conférence donnée à Pluzunet, l’association Bevan tost d’ar Mene Bre a réaffirmé leur position : il faut valoriser le bois plutôt que le transformer en copeaux. Un message qui semble de plus en plus difficile à faire entendre.

Opposée à l’usine d’incinération depuis le départ, l’association environnementale avait obtenu d’intégrer la CLIS, la Commission Locale d’Information et de Surveillance de l’usine. Non sans effet sur le traitement de la dioxine notamment. Mais, depuis 2008, l’association estime être « muselée ».

« L’ambiance était à la coopération, dans un climat sérieux mais, curieusement, en 2008, il n’y a pas eu de deuxième réunion annuelle, décrit son président Léon Mériaux. Le 24 avril dernier, j’ai posé des questions mais le sous-préfet m’a dit que c’était hors sujet… Personnellement, je n’accepte pas d’afficher ma présence comme simple chambre d’enregistrement. »

Une « ressourcerie » pour le bois

Léon Mériaux a adressé une lettre ouverte au sous-préfet. Stéphan de Ribou ne souhaite pas « s’engager dans un débat stérile ». Le sous-préfet préfère mettre en avant la « très bonne gestion de Valorys », certain qu’il reste encore de la chaleur à valoriser dans le traitement des déchets. Le SMITRED (1), en permettant de récupérer cette source de chaleur qui partirait dans l’atmosphère, limite ainsi les coûts de l’incinération.

boisLimiter l’activité de l’incinérateur, est-ce possible ? s’interrogent les membres de Bevan tost ar Mene Bre.

L’écart est grand avec la réflexion de Bevan tost quant à la politique menée par le SMITRED. Soutenus par Thierry Dereux, président du Côtes d’Armor Environnement, les membres du bureau sont persuadés que l’on peut limiter l’activité de l’usine d’incinération en valorisant plus de déchets, comme le bois.

« Nous pourrions mettre en place une « ressourcerie » et offrir quelques emplois en récupérant ce bois plutôt que le transformer en copeaux, d’autant que ces copeaux sont expédiés dans le Morbihan et la région de Rouen », s’étonne Léon Mériaux. « Nous pourrions employer quelques personnes qui enlèveraient les clous », renchérit le président de Côte d’Armor Environnement. Reste à savoir si les éléments de bois peuvent vraiment être valorisés.

Les membres de Bevan tost estiment que la chaleur produite par l’incinérateur est insuffisante pour chauffer les serres. Ce serait pour cette raison que seraient proposés de nouveaux systèmes de combustion venant en complément des déchets brûlés par l’incinérateur.

Ils s’opposent à la surenchère de chauffage, inutile selon eux : « Nous nous sommes rendus compte l’an dernier que le syndicat sortait de son rôle d’intérêt général, qui est d’éliminer les ordures ménagères, souligne Léon Mériaux. Implanter une zone de serres n’est pas sa vocation. »

Étienne Royer

(1) Syndicat mixte intercommunal pour le tri et l’élimination des déchets.

 

Staes Claire (Le Trégor, jeudi 21 Mai 2009)

Enquêtes publiques. Une annonce inquiète plusieurs associations

21 mai 2009

La fédération de Côtes-d’Armor nature environnement s’inquiète de la possible suppression des enquêtes publiques annoncée par Patrick Devedjian, à l’occasion d’un point d’étape sur la mise en oeuvre du plan de relance. Cette annonce intervient à la suite d’une réforme votée au mois de janvier «qui assouplit déjà les conditions d’autorisation des activités industrielles au détriment de la protection de l’environnement», commente ThierryDereux, président de Côtes-d’Armor nature environnement, dans un communiqué.

Parlant de «réforme irrationnelle», Thierry Dereux juge que le relèvement du seuil de déclenchement des enquêtes publiques permettra «l’autorisation d’un maximum de projets à risques sans concertation et information du public (riverains, associations, élus, etc.)». Pour Sébastien Genest, président de France nature environnement, «la création des enquêtes publiques environnementales par la loi Bouchardeau du 12 juillet 1983 est un progrès démocratique pour lequel les associations se sont battues. Sa remise en cause est un scandale!».

Un plan de relance «gris foncé»

Pour ce dernier, «cette annonce, réalisée sans aucune consultation préalable, n’a aucun intérêt, ni économique, ni écologique. Pire, elle sous-entend que l’écologie ne rime pas avec économie, cette vieille erreur que les acteurs du Grenelle avaient pourtant enterrée. Décidément, certains font tout pour que ce plan de relance ne soit pas vert, mais bien gris foncé». Côtes-d’Armor nature environnement et FNE ne nient pas la maigre participation citoyenne à certaines enquêtes. «À l’évidence, le public a parfois l’impression que les jeux sont faits et les projets ficelés avant même la consultation. De plus, pendant l’enquête publique, les conditions de participation et d’accès à l’information pourraient être grandement améliorées…». (Télégramme, jeudi 21 mai 2009)

Grenelle de la Mer Associations-syndicats : le rassemblement s’élargit

20 mai 2009

Par une déclaration intitulée « pour une pêche écologiquement et socialement responsable », les trois organisations, CGT, CFDT, FNE, ont pris l’initiative d’une plate-forme commune sur la pêche rendue publique la semaine passée, à l’occasion des troisièmes réunions des groupes de travail. Elles se réjouissent d’être désormais rejointes par la CFE-CGC.

Les quatre organisations souhaitent que ce texte crée une dynamique. Elles appellent les autres acteurs du Grenelle qui s’en sentent proches, à le rejoindre. Ensemble, nous pouvons l’enrichir.

Cette plate-forme se veut ouverte à d’autres structures soucieuses de fonder les conditions d’une pêche écologiquement, socialement et économiquement soutenable, ce qui appelle de profondes réorientations.

Ces réorientations nécessaires, qu’il convient de mener au plan national et au plan européen, mais aussi au plan international, touchent à une multitude de registres : développement des connaissances ; protection efficace des populations de poissons, des autres espèces marines, et des écosystèmes ; amélioration et requalification du travail en mer ; renforcement des contrôles environnementaux et sociaux sur mer et sur terre ; qualité, traçabilité et accessibilité des produits alimentaires de la pêche ; renforcement de la recherche publique alors que ses moyens financiers et humains se contractent, mais aussi implication forte de la recherche privée qui doit assumer ses responsabilités; adaptation aux dérèglements climatiques, transformation ou reconversion de certaines activités ; nouvelles activités et nouveaux métiers ; participation de l’ensemble des acteurs et nouvelle gouvernance nationale et locale ; etc.

Nos organisations se sont déjà mises d’accord sur une grande majorité de questions de fond, en dépit de la complexité et de l’intensité du dossier pêche. La plate forme doit maintenant constituer un élément substantiel des décisions de ce Grenelle sur lesquelles le gouvernement doit s’engager.

Elles vont poursuivre leur travail commun pour résoudre les questions qui peuvent encore faire débat : appréciation et étude de la situation concrète des impacts des activités sur la biodiversité, perspectives de certaines pêcheries et cohérence mondiale de protection de certaines espèces véritablement en danger comme le thon rouge, gestion économique et sociale de certaines adaptations et transitions, démocratisation des décisions…

Ces organisations entendent poursuivre et étendre leur dialogue sans exclusive sur les autres questions maritimes, tout aussi importantes : transports, industries marines, conditions d’exploitation des ressources, aménagement des littoraux, gouvernance, questions spécifiques à l’outre-mer, secteur public maritime, moyens et financements. Et elles vont naturellement porter ensemble leurs propositions communes. Elles sont décidées à continuer ce travail après le Grenelle.

Rendez-vous sera pris courant juin pour faire un premier bilan commun des objectifs atteints, des points d’accord entre les organisations qui n’auraient pas été repris à la table ronde finale, des points restant à résoudre entre organisations, et surtout, des actions à mener pour la mise en œuvre concrète des engagements tant au niveau national (loi de finances, etc) et européen que sur le terrain, ainsi que des actions à mener au plan international.

Les positions communes, preuve d’un dialogue qui se veut constructif, donnent de la force en faveur de la prise en compte des enjeux écologiques et sociaux qui imposent l’invention d’une nouvelle forme d’économie.

Ce Grenelle de la Mer ne doit pas être une occasion manquée. Il doit au contraire engager les ruptures concrètes permettant de sortir de la crise écologique, sociale et économique. Il faut changer les politiques maritime et industrielle qui s’y rattachent.

Le développement durable authentique- soutenable, responsable et désirable – doit devenir une grille de lecture commune à tous les acteurs qui veulent transformer la crise actuelle en cette « opportunité choisie » à laquelle aspire l’ensemble de la société. Ce qui exigera notamment une gouvernance profondément renouvelée.

Télécharger la plate-forme Pour une pêche économiquement et socialement responsable en PDF

L’émission Thalassa « accélère la prise de conscience »

21 avril 2009

Thierry Dereux, président de la fédération de Côtes-d’Armor Nature Environnement, réagit à l’émission Thalassa diffusée le 10 avril sur France 3 : « La somme des pollutions dénoncées dans notre département est impressionnante et a choqué un certain nombre de téléspectateurs. Rappelons qu’il y a deux ans, un numéro de Thalassa montrait exclusivement des aspects positifs, sans dévoiler les dessous de l’image. Habitants permanents ou saisonniers, nous sommes tous des citoyens responsables. Il est temps de ne plus se cacher la tête dans le sable. Les problèmes environnementaux et sanitaires (pollution de l’eau, algues vertes) sont bien là. Il est à l’honneur d’une émission de service public d’accélérer la prise de conscience afin que des mesures efficaces soient prises. Il est à souhaiter que les polémiques nées de ces reportages permettent qu’enfin image et réalité ne fassent plus qu’un. » (Ouest France, 22 avril 2009)

Semaine du Développement Durable: Faire de ses achats, un vote quotidien pour la planète !

1 avril 2009

La 7e édition de la Semaine du développement durable commence demain 1er avril. Plus de 4.000 manifestations seront organisées dans toute la France pendant 7 jours pour encourager les citoyens à agir au quotidien en consommant  »durable ».

caddie

Organisée par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT), la Semaine du développement durable se tiendra du 1er au 7 avril 2009 et aura pour thème, dans la continuité de 2008, la Consommation durable. Cette semaine se déroule chaque année et mobilise tous les acteurs pour informer et sensibiliser le public aux 3 composantes (environnement, économie et social) du développement durable et sur leur nécessaire complémentarité. Cette opération permet de motiver et de soutenir des changements de comportements pour un passage à l’acte, en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

Consommer autrement, c’est aussi faire des économies

Alors qu’en France, 360 kg de déchets sont produits par an et par habitant et que les transports représentent 35 % des émissions de CO2, il s’agit de faire des économies en consommant autrement et agir pour le développement durable au quotidien.

Animations en Bretagne

Vous trouverez toutes les animations organisées pendant la Semaine du Développement Durable sur le lien suivant:

http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/sdd/spip.php?page=spip

Agrocarburant E 10 : une arnaque pour le consommateur et pour l’environnement- Communiqué de France Nature Environnement

1 avril 2009

A compter du 1er avril, les automobilistes pourront se servir en SP 95 – E 10 : en pleine semaine du développement durable, le sommet du greenwashing est atteint !

E10 : un carburant pas vert et à côté de ses pompes !
Malgré la multiplication des rapports (FAO, OCDE, Commission européenne..) sur les dangers des agrocarburants, la France a choisi de prendre de l’avance sur les objectifs européens en distribuant un carburant que l’Allemagne vient d’interdire.

Pour Sébastien Genest, président de FNE : « L’E 10 n’a rien de bio ! Les sénateurs viennent d’ailleurs d’inscrire dans la loi l’expression « agrocarburant » en lieu et place de « biocarburant ». Utiliser des plantes alimentaires pour remplir l’estomac des voitures, plutôt que celui des Hommes ne permet pas de répondre aux dérives de l’agriculture intensive et à la faim dans le monde… »

E 10 : un mauvais poisson d’avril
Arnaud Gossement, porte-parole de FNE ajoute : « En pleine semaine du développement durable, autoriser l’E10 un 1er avril relève d’une mauvaise blague. L’E 10 n’est bon ni pour la planète, ni pour le portefeuille. L’ E10 coûtera sans doute le même prix que le SP 95 actuel mais il en faudra davantage pour rouler autant… En réalité, l’E 10 est une offre inutile à une demande inexistante, le tout pour un résultat négatif ».

Le développement des agrocarburants pose un problème éthique majeur : un plein de 4×4, c’est 250 kg de céréales, soit la ration d’un homme pendant un an. France Nature Environnement rappelle que plus de 850 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim.

Jean-Luc Kokel focalise sur les algues vertes

1 avril 2009

Ouest france:

Auteur photographe depuis huit ans, amoureux de la Bretagne, il vient de s’installer à Plerneuf.

Jean-Luc Kokel, auteur-photographe installé à Plerneuf, vient de se distinguer aux Photographies de l’année, concours national ouvert à tous les professionnels. Il termine troisième dans la catégorie environnement avec un cliché d’algues vertes ! (voir photo ci contre). « Je suis installé en Bretagne depuis un peu plus d’un an. J’avais entendu parler du phénomène des algues vertes mais je n’en mesurais pas l’importance ! C’est en retournant à Planguenoual en été, où j’étais venu faire des prises de vue en hiver, que j’ai découvert ce que c’était : il y en avait partout, c’était impressionnant. »

« Je vois les choses à travers la photo »

algue

Si Jean-Luc Kokel n’avait pas encore été confronté  aux algues vertes c’est parce qu’il est installé depuis peu de temps en Bretagne. Originaire de Croix, dans le Nord, ce « pur Ch’ti flamand », comme il le souligne en souriant a pratiqué durant de nombreuses années la photographie opthalmologique au CHRU de Lille. Une spécialité très technique dans laquelle on emploie de multiples procédés de prises de vue et d’exploration. « Je pratique la photographie depuis l’âge de 17 ans. Je ne sais pas écrire, pas dessiner. Je vois les choses à travers la photo. » À l’âge de 52 ans, il fait le grand saut, quitte le CHU et s’installe à Brives, en Corrèze, comme auteur-photographe, où il fera beaucoup de photos aériennes pour le conseil général. Jean-Luc Kokel confie ne pas trop pratiquer le portrait. « C’est pas mon truc. J’ai toujours l’impression de voler quelque chose. » Il aime plutôt photographier des graphismes, l’architecture, les paysages. « Il ne faut pas croire, faire un beau paysage ce n’est pas si facile. »

Au bout de sept ans, las des « ciels soit bleus soit couverts de Corrèze », il part s’installer en Bretagne. Pourquoi la Bretagne ? Parce qu’il en est tombé amoureux gamin, quand il avait 12 ans, lors de vacances avec ses parents à Saint-Lunaire. Parce que la Bretagne offre des lumières magnifiques toute l’année, parce qu’il aime les gens d’ici, leur culture. « Je sillonne la Bretagne afin de faire des prises de vue de spectacles, de festoù-noz, danseurs, musiciens… » Et à la question : pourquoi n’est-il pas venu avant ? Il répond : « Je n’étais probablement pas prêt, sinon je m’y serai installé avant. »

France cherche à rééquilibrer sa stratégie de recherche de l’énergie

12 mars 2009

JDLE: La stratégie nationale de recherche dans le domaine énergétique est insuffisante, tant sur le fond que sur la forme. Le constat est tiré d’un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) rendu public mercredi 4 mars. Il a été réalisé par les députés Claude Birraux (UMP, Haute-Savoie), président de l’office, et Christian Bataille (PS, Nord), qui ont notamment contribué à définir les axes de recherche dans le domaine du nucléaire depuis les années 1970.

L’élaboration d’une telle stratégie est réclamée par la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique du 13 juillet 2005 (dite loi Pope). Ce document réalisé par les ministères de la recherche et de l’industrie pour 5 ans l’a été pour la première fois en mai 2007. Et son évaluation par l’Opecst est aussi prévue par la loi (1). Les deux députés ont commencé l’évaluation en janvier 2008.

«Cette stratégie se présente plutôt comme une stratégie a priori, sans approche d’ensemble, au cas par cas», relève Christian Bataille. Selon le député, aucun des deux ministres n’a endossé le contenu, passé quasi inaperçu puisque publié au lendemain de l’élection présidentielle de 2007.

Sur le fond, les députés appellent «à un rééquilibrage de l’investissement en faveur des énergies renouvelables (ENR), dans lesquelles un tri se fera avec le temps». En 2006, sur les 797 millions d’euros de dépense publique de recherche en énergie, 477 millions (environ 60%) étaient consacrés au nucléaire, 106 millions (13%) aux hydrocarbures fossiles et 52 millions (6,5%) aux énergies renouvelables. Le rééquilibrage ne devant pas se faire au détriment du nucléaire, «il faut faire croître l’ensemble du budget consacré aux ENR», selon Christian Bataille.
Pour Claude Birraux, la stratégie nationale de recherche ne fait que valider a posteriori des efforts déjà engagés sur le front des nouvelles technologies. Le rapport préconise, pour le photovoltaïque, que l’effort de recherche soit accompagné d’une forte mobilisation du secteur du bâtiment; et pour l’éolien, que l’accent soit mis sur les capacités de stockage et l’étude d’atolls artificiels de stockage d’énergie en mer qui permettent de résoudre le problème de stockage et l’intermittence de cette énergie. Le développement des énergies marines devrait être concentré sur les zones littorales dépourvues de centrales électriques. L’Institut français du pétrole (IFP) devrait mieux anticiper la disparition des hydrocarbures fossiles en se diversifiant.

eoliennes

Sur la forme, le rapport préconise que la prochaine stratégie soit élaborée selon une méthode plus rigoureuse, avalisée au moins par les ministres de la recherche et de l’énergie, au mieux par le Premier ministre, présentée en Conseil des ministres, puis publiée au Journal officiel. Cette stratégie doit se fixer une feuille de route avec des bilans à moyen terme. Un poste de Haut commissaire à l’énergie, et plus seulement atomique, doit être créé pour garantir la cohérence entre recherche et politique de l’énergie: à chaque priorité nationale énergétique son haut commissaire, qui devrait rendre compte de l’avancement des travaux au gouvernement et au Parlement. Et la Commission nationale d’évaluation devrait évaluer les recherches annuellement, sous contrôle de l’Opecst.

Une vague de déchets menace les océans

12 mars 2009

JDLE: Les écosystèmes, le tourisme et la pêche sont menacés par une vague d’ordures présentes dans les eaux mondiales, selon un rapport d’Ocean Conservancy paru mardi 10 mars.

dechet-mer L’ONG américaine rend compte pays par pays de la quantité de déchets présents dans les eaux mondiales dans son index des débris marins. L’édition 2008 fait état de 11.077 couches pour bébé aux Philippines, 19.504 filets de pêche au Royaume-Uni et plus d’un million de mégots de cigarettes aux Etats-Unis.

Ces données, et ces déchets, ont été collectés sur les littoraux et dans les cours d’eaux de 104 pays et 42 Etats américains par 400.000 volontaires lors du vaste nettoyage côtier annuel, organisé pour la 23e fois par l’organisation américaine. Au total, 3.400 tonnes de déchets ont été collectées par l’ONG au cours de l’année 2008.

Les mégots, les sacs plastique et les emballages alimentaires figurent dans le trio de tête des 43 objets les plus fréquemment collectés.

dechets-mer2

Fermeture du centre de tri des Chatelets pour six mois…

6 mars 2009

Ouest France: Fermeture du centre des Chatelets pour six mois, hausse du coùt de traitement des ordures,baisse des recettes liées au tri sélectif… La liste est longue.
Questions-Réponses

illustration-dechetterieLe centre de traitement des Chatelets est fermé pourquoi ?
L’usine de traitement des ordures ménagères a fermé le 28 février car elle n’est plus en mesure de fournir un compost de qualité, répondant à la nouvelle norme en vigueur. L’usine doit réduire les quantités de plastiques, de métaux lourds et autres matiéres non compatibles avec l’agriculture qui sortaient des Chatelets jusque-l¨¤.

Combien de temps cela va-t-il durer ?
Le temps d’adapter le matériel (pose d’une sorte de tamis supplémentaire en bout de chaîne). Soit pendant six semaines environ. Cette solution ne sera qu’une solution a minima, car les ¡¡ refus ¡¡, augmenteront tout de même de 15 % par rapport à avant.

Où vont nos déchets en attendant ?
à Planguenoual, en vue d’une incinération ultérieure. Le syndicat du Penthièvre a accepté de mettre nos déchets en balles et de les stocker en attendant leur traitement.

Est-ce que ça va nous coûter cher ?
Le coût de ces ¡¡ refus ¡¡ supplémentaires va obligatoirement peser sur le budget du Smictom. Environ 700 000 euros de charges supplémentaires par année. Pour s’adapter, le Smictom prévoit des investissements qui devraient s’élever de 15 millions à 18 millions d’euros.

Pourquoi c’est si cher ?
Parce que nous n’avons pas de centre d’enfouissement à proximité et que l’on transporte les déchets ultimes, les refus, jusqu’à 150 km d’ici, en Mayenne.

Où iront les investissements ?
Deux hypothèses sont étudiées : l’une privilégie le compostage strict, la seconde prévoit la méthanisation des déchets. Le choix définitif devrait intervenir dans les tout prochains mois, mais en prenant en compte les besoins de nos voisins (syndicats du Penthièvre et de Launay-Lantic).

Je ne comprends pas : plus je trie, plus ça me coûte cher
C’est vrai. Le coût de traitement des ordures a progressé plus vite que les recettes engendrées par la valorisation des déchets. Les normes ont évolué aussi. Mais sans le tri, le traitement des ordures ménagères coûterait 800 000 euros de plus à la collectivité, soit environ 20 euros de plus par ménage et par an.

Pourquoi la collecte sélective rapporte-t-elle moins qu’avant ?
Un seul exemple, la valeur des produits recyclables a chuté de moitié en un an. C’est autant de recettes en moins. Une poubelle jaune rapporte aujourd’hui 20 euros à la tonne au Smictom, contre 80 euros la tonne en septembre 2008.