Une vague de déchets menace les océans

12 mars 2009

JDLE: Les écosystèmes, le tourisme et la pêche sont menacés par une vague d’ordures présentes dans les eaux mondiales, selon un rapport d’Ocean Conservancy paru mardi 10 mars.

dechet-mer L’ONG américaine rend compte pays par pays de la quantité de déchets présents dans les eaux mondiales dans son index des débris marins. L’édition 2008 fait état de 11.077 couches pour bébé aux Philippines, 19.504 filets de pêche au Royaume-Uni et plus d’un million de mégots de cigarettes aux Etats-Unis.

Ces données, et ces déchets, ont été collectés sur les littoraux et dans les cours d’eaux de 104 pays et 42 Etats américains par 400.000 volontaires lors du vaste nettoyage côtier annuel, organisé pour la 23e fois par l’organisation américaine. Au total, 3.400 tonnes de déchets ont été collectées par l’ONG au cours de l’année 2008.

Les mégots, les sacs plastique et les emballages alimentaires figurent dans le trio de tête des 43 objets les plus fréquemment collectés.

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Fermeture du centre de tri des Chatelets pour six mois…

6 mars 2009

Ouest France: Fermeture du centre des Chatelets pour six mois, hausse du coùt de traitement des ordures,baisse des recettes liées au tri sélectif… La liste est longue.
Questions-Réponses

illustration-dechetterieLe centre de traitement des Chatelets est fermé pourquoi ?
L’usine de traitement des ordures ménagères a fermé le 28 février car elle n’est plus en mesure de fournir un compost de qualité, répondant à la nouvelle norme en vigueur. L’usine doit réduire les quantités de plastiques, de métaux lourds et autres matiéres non compatibles avec l’agriculture qui sortaient des Chatelets jusque-l¨¤.

Combien de temps cela va-t-il durer ?
Le temps d’adapter le matériel (pose d’une sorte de tamis supplémentaire en bout de chaîne). Soit pendant six semaines environ. Cette solution ne sera qu’une solution a minima, car les ¡¡ refus ¡¡, augmenteront tout de même de 15 % par rapport à avant.

Où vont nos déchets en attendant ?
à Planguenoual, en vue d’une incinération ultérieure. Le syndicat du Penthièvre a accepté de mettre nos déchets en balles et de les stocker en attendant leur traitement.

Est-ce que ça va nous coûter cher ?
Le coût de ces ¡¡ refus ¡¡ supplémentaires va obligatoirement peser sur le budget du Smictom. Environ 700 000 euros de charges supplémentaires par année. Pour s’adapter, le Smictom prévoit des investissements qui devraient s’élever de 15 millions à 18 millions d’euros.

Pourquoi c’est si cher ?
Parce que nous n’avons pas de centre d’enfouissement à proximité et que l’on transporte les déchets ultimes, les refus, jusqu’à 150 km d’ici, en Mayenne.

Où iront les investissements ?
Deux hypothèses sont étudiées : l’une privilégie le compostage strict, la seconde prévoit la méthanisation des déchets. Le choix définitif devrait intervenir dans les tout prochains mois, mais en prenant en compte les besoins de nos voisins (syndicats du Penthièvre et de Launay-Lantic).

Je ne comprends pas : plus je trie, plus ça me coûte cher
C’est vrai. Le coût de traitement des ordures a progressé plus vite que les recettes engendrées par la valorisation des déchets. Les normes ont évolué aussi. Mais sans le tri, le traitement des ordures ménagères coûterait 800 000 euros de plus à la collectivité, soit environ 20 euros de plus par ménage et par an.

Pourquoi la collecte sélective rapporte-t-elle moins qu’avant ?
Un seul exemple, la valeur des produits recyclables a chuté de moitié en un an. C’est autant de recettes en moins. Une poubelle jaune rapporte aujourd’hui 20 euros à la tonne au Smictom, contre 80 euros la tonne en septembre 2008.

Le «Grenelle» de la téléphonie mobile aura lieu le 26 mars

6 mars 2009

JDLE: La table ronde sur les impacts sanitaires potentiels des téléphones mobiles et des antennes-relais, initialement prévue pour le 19 mars prochain, aura finalement lieu le 26, selon une dépêche AFP.

Cette annonce survient alors que Bouygues Telecom et SFR ont été condamnés à démonter des antennes-relais, le 4 et le 16 février, notamment en raison des incertitudes quant à leur impact sanitaire (1, 2).

La table ronde réunira opérateurs, élus locaux, associations et profeimage-antennessionnels de santé. Elle sera pilotée par la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, en liaison avec la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno et la secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre François Fillon souhaite que cette table ronde «Radiofréquences, santé et environnement» fasse la distinction entre téléphone et antenne, selon un article du Nouvel Observateur. Le gouvernement partirait du principe que «l’hypothèse d’un risque pour la santé» des riverains d’antennes «ne peut être retenue en l’état actuel des connaissances scientifiques», mais que «l’approche de précaution paraît justifiée» pour les téléphones mobiles, précise le Figaro. Nathalie Kosciusko-Morizet, à l’origine de cette idée de «Grenelle des ondes», estime que régler ce dossier devant les tribunaux serait la pire des solutions.

L’Académie de médecine a également réagi aux décisions judiciaires. Elle indique que les antennes ne présentent aucun risque démontré et met en garde contre une «interprétation subjective du principe de précaution». «Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables: être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que téléphoner avec un portable pendant 30 secondes», relève-t-elle dans son communiqué. Or, à ces niveaux d’exposition, aucun effet sur la santé ne serait connu, selon la société savante qui rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Scenihr (3) ont conclu à l’absence de risque des antennes. L’Académie de médecine s’étonne par ailleurs que «l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles puisse s’appuyer sur une erreur scientifique manifeste en prenant en compte le ‘risque démontré’ de champs d’extrêmement basse fréquence émis par ces antennes de téléphonie mobile [alors qu’elles] émettent exclusivement en haute fréquence».

Le plan de rénovation thermique des bâtiments officiellement lancé

6 mars 2009

JDLE: Deux conventions ont été signées au ministère de l’environnement, jeudi 26 février, pour officialiser le lancement du plan pour la rénovation thermique des bâtiments existants. Un comité stratégique chargé d’évaluer l’avancement du chantier a été créé.

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et la rénovation thermique des 800.000 logements sociaux les plus énergivores constituent les principales mesures issues du Grenelle de l’environnement pour améliorer la performance thermique du bâtiment existant. La première est issue de la loi de finances pour 2009, la seconde de la loi «Grenelle I».

isolation-thermique-definitionCes mesures ont été concrétisées par deux conventions signées au ministère de l’environnement, jeudi 26 février, par le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo, la ministre du logement Christine Boutin et la secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno.

La première convention, qui porte sur l’éco-PTZ, a été signée avec les établissements de crédit, les professionnels du bâtiment et de l’immobilier (1) et l’Ademe. «Il suffira de se présenter dans une banque avec les documents visés par les professionnels compétents», selon Ariane Obolensky, directrice générale de la Fédération bancaire française.

Disponible à partir du printemps 2009, l’éco-PTZ doit être accordé à tous les particuliers sans conditions de ressources, pour un montant maximal de 30.000 euros pendant 10 ans, extensible à 15 par la banque. Jean-Louis Borloo s’est félicité de la possibilité du cumul avec le crédit d’impôt «développement durable», sous conditions de ressources cette fois. Un cumul loin d’être évident, mais finalement inscrit après plusieurs rebondissements dans la loi de finances rectificatives pour 2009. Les 10.000 premières opérations pourront faire l’objet d’un prêt majoré de 1.500 € par logement.

La deuxième convention a été signée par les mêmes ministres et le président de l’Union sociale pour l’habitat (USH) et sénateur Thierry Repentin (PS, Savoie). L’éco-prêt logement social de 1,9%, annoncé en septembre dernier, a donc été officialisé. 1,2 milliard € sera disponible en 2009 et 2010 pour la rénovation de 100.000 logements par an en 2009 et 2010. «Je vous remettrai le reste de l’argent dans deux ans, si le bilan est positif», a prévenu Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, à qui l’Etat a confié la distribution de l’éco-prêt.

Thierry Repentin s’est réjoui du dégrèvement de 25% du montant des travaux de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB). Cette mesure permet au logement social d’être traité à égalité avec le privé, quand il comprend une majorité de familles modestes. Selon le sénateur, sans cette mesure, les travaux de rénovation thermique du logement social n’auraient été subventionnés qu’à 10% par l’Etat, contre 20% pour le privé.

«L’action est gigantesque. Le parc de l’immobilier existant est d’une extrême diversité: le public, les 27 millions de logements privés dont 15 millions de maisons individuelles, le secteur tertiaire –plate-forme logistique, immeuble de bureaux en passant par le magasin de pied d’immeuble…», a expliqué Philippe Pelletier. L’ancien président de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui pilotait le comité opérationnel du Grenelle sur la rénovation du logement existant, dirige désormais le comité stratégique du plan Bâtiment. Mis en place le 26 février, le comité de 25 membres se réunira une fois par mois pour évaluer l’évolution du chantier.

De leur côté, les entreprises du bâtiment ont assuré pouvoir répondre à une demande de travaux dont le montant est estimé à 600 milliards € pour 30 millions de logements, afin de réduire la part qu’occupe le secteur dans la consommation d’énergie (42%) et dans les émissions de gaz à effet de serre (23%) du pays.

(1) Fédération bancaire française, Association française des sociétés financières, Fédération française du bâtiment, Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, Fédération nationale de l’immobilier, Union des syndicats de l’immobilier.

«Cradle-to-cradle»: l’empreinte écologique positive ?

27 février 2009

novethic : « Récupérer les matières pour les réutiliser à l’infini, c’est le concept d’éco-conception « cradle-to-cradle » (du berceau au berceau), imaginé par l’architecte américain William McDonough et Michael Braungart, chimiste allemand spécialiste du cycle de vie des produits et ancien activiste de Greenpeace.

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Encore peu connus en France, l’architecte designer William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart sont pourtant deux personnalités de l’écologie industrielle. Leur ouvrage “Cradle to Cradle” date déjà de 2002. Leur credo, il est vrai, diffère des courants plus connus de l’écologie : loin d’une approche décroissante, ils défendent une consommation « intelligente », fondée sur la réutilisation permanente des matières et des objets. Tous deux préconisent une « empreinte écologique positive », à travers une philosophie d’éco-conception qui consiste à penser le produit dès l’origine pour lui donner ensuite plusieurs vies. Et  idéalement, le réutiliser à l’infini, y compris pour d’autres usages que sa fonction initiale.

Eric Allodi, représentant en France de la technologie « CtoC », explique le procédé : « Toutes les matières qui composent un produit sont analysées pour identifier ce qui peut être recyclé et dans quelles filières de recyclage on peut les orienter, pour recréer de la matière première. » Aujourd’hui, rares sont les produits pensés pour être recyclés, pourtant les solutions techniques existent. Eric Allodi donne l’exemple de la moquette « dépolymérisable », qui peut facilement être récupérée, pour être retraitée. « Les entreprises y voient leur intérêt, puisqu’on vient les débarrasser gratuitement de vieux produits. Sous chaque dalle est inscrit le numéro à appeler, c’est simple ».

Mais pour être « Cradle to Cradle », la première condition est d’utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroître la pression sur l’environnement, voire le « nourrir ». Comme par exemple des cosmétiques biodégradables ou des T-Shirts entièrement compostables, utilisés pour nourrir la terre. Ou encore des livres fabriqués dans un plastique réutilisable et des chaises conçues pour être démontées et recyclées.

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Les industriels qui veulent adopter la démarche « C to C »  peuvent le faire de manière progressive, trois niveaux de certification (argent, or ou platine) leur sont proposés. « Il faut d’abord s’assurer de la non toxicité des produits, puis instaurer un circuit de récupération de la matière première pour ensuite la réinjecter dans un nouveau produit. En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine sans perte de qualité ni gaspillage de nutriments qui ont servi à la constituer », explique Eric Allodi.

Depuis la première certification (qui comprend une vingtaine de critères) attribuée en 2005, 109 produits ont obtenus le label “Cradle to Cradle-C2C”, pour un coût annuel compris entre 10 000 dollars (T-Shirt), et 15 à 20 000 dollars (chaise). Rhoner, fabricant suisse de textile, a ainsi revu toute sa production pour adopter des matières et des teintures naturelles compostables, qu’il revend à un consortium de producteurs de fraises… En France, la marque de collants Dim s’est également engagée dans ce procédé, en abandonnant  polyamide et teintures conventionnelles pour des matières premières plus naturelles, avec l’appui financier de l’Ademe (à hauteur de 50 % soit 130 000 euros). Objectif : faire des collants compostables ou recréer de nouveaux produits à l’infini, à condition bien sûr que les consommatrices s’impliquent pour « rendre » leurs collants usés… Le projet constitue en tout cas une vraie stratégie pour la marque qui, dans la foulée, a nommé un directeur développement durable et envisage  un nouvel axe de communication autour du « C to C ».

Une ville 100 % Cradle to Cradle ?

En Europe, la démarche connaît déjà quelques succès, notamment en Hollande et en Allemagne. L’EPEA (Environmental Protection and Encouragement Agency) est le partenaire officiel « C to C » aux Pays-Bas, où la ville de Venlo (92 000 habitants) a annoncé devenir 100 % Cradle to Cradle d’ici 2012, avec une politique « zéro déchets ». La Chine, qui doit construire d’ici 7 ans pas moins de 200 millions de logements (soit 6 villes nouvelles)  s’est engagée via l’Association chinoise du bâtiment dans la démarche. William McDonough explique avoir trouvé avec BASF un polystyrène « sans aucun produit chimique dangereux pouvant servir pour construire des murs solides, légers et super isolants”, explique-t-il dans une interview au magazine Newsweek. “Le bâtiment peut être chauffé et rafraîchi pour presque rien. Il est silencieux au point que même s’il y a 13 personnes dans l’appartement du dessus, vous ne les entendez pas”. Autre invention de l’architecte pour l’usine Ford, un toit végétal qui collecte puis purifie l’eau de pluie, tout en isolant le bâtiment. Outre la réduction de consommation d’énergies qu’il induit, le toit est lui-même plus économique, puisque sa durée de vie est deux fois supérieure à celle d’un toit classique.

Les hydroliennes devraient voir la mer en 2012 au large de Bréhat

27 février 2009

Openhydro hydrolienne bréhat

Openhydro hydrolienne bréhat

Le telegramme: Entériné le 15 juillet dernier, le projet inédit en France, du parc hydrolien au large de Bréhat se précise peu à peu. Hier, un état des lieux du dossier était présenté par les représentants EDF et les élus.

Le parc des quatre hydroliennes sera aménagé précisément à 8km de l’île de Bréhat, et 15km de l’anse de Launay, dans la commune de Ploubazlanec. D’une surface de 3hectares, il se localise au sud d’une zone de cantonnement de crustacés. «Des mesures compensatoires ont été envisagées avec le comité local des pêches de Paimpol pour ne pas porter préjudice à l’activité du homard», a tenu à souligner Pierre Brun, chef de projet chez EDF. Un constructeur irlandais: OpenHydro.
La France en étant pour le moment «aux balbutiements», précise Vincent Denby Wilkes, délégué régional EDF France, le groupe de liaison s’est tourné vers la technologie d’OpenHydro, un développeur irlandais. Installée sur un tripode métallique posé à même le sol, p
ar 35m de fond, la turbine
effectuera trois tours/minute, en moyenne.

L’environnement privilégié.
«La performance énergétique n’a pas constitué la priorité du projet, rappelle Vincent Denby Wilkes. Il s’agit d’un parc démonstrateur d’abord et avant tout. Notre crainte première était de limiter au maximum les risques relatifs à la dégradation de l’environnement marin et terrestre.» Un trou percé au milieu de la turbine permet à la faune (poissons, cétacés, oiseaux, etc.) de ne pas rester prisonnière de la structure. Un câble de 30cm de diamètre.

Pour l’heure, quatre machines sont commandées. Le poste de conversion en énergie, placé au milieu du parc, permettra par la suite d’immerger d’autres hydroliennes. Un câble de 30cm de diamètre, posé ou enfoui selon les zones traversées, acheminera les kWatts vers un poste à terre, situé à 110m du rivage, sur le territoire de Launay. Mise en service: 2012.
Après le dépôt du permis de construire, en mars2009, un appel d’offres pour l’installation des câbles sera lancé. La première machine test tournera au printemps 2011. Un an plus tard, ses trois consoeurs produiront elles aussi du courant continu au large de Bréhat. Coût total estimé: 24M€.

Eco-emballages: les demandes de la commission consultative pour l’agrément

24 février 2009

JDNE :Lors de la réunion de la commission consultative pour l’agrément de la filière des déchets d’emballages ménagers, qui s’est tenue mercredi 11 février, ses membres ont adressé plusieurs demandes à Eco-emballages et à son conseil d’administration.

Outre la sortie, dans les meilleurs délais, du fonds non sécurisé et le renforcement des procédures internes pour éviter à l’avenir tout placement financier risqué, la commission a demandé une ouverture du conseil d’administration à des membres associés issus de différents collèges de la commission, dont des associations de protection de l’environnement. «L’entrée au conseil d’administration d’Eco-emballages, en tant que membre associé, nous permettra de suivre au plus près les décisions de l’éco-organisme», indique Michel Georges, représentant de France nature environnement (FNE) à la commission.

Après plusieurs heures de débat, la commission a également réclamé une «gestion optimisée de la trésorerie pour les collectivités locales», avec des avances de soutiens majoritaires au premier semestre.

Une pêcherie bretonne sur la voie de la certification MSC

24 février 2009

WWF : Dans un contexte de raréfaction de la ressource marine, le rétablissement des stocks de poisson requiert de sérieux efforts de la part de tous les professionnels de la filière pêche. Désormais, pour satisfaire les demandes des consommateurs et des distributeurs, non seulement les fournisseurs doivent répondre de la qualité et de la sécurité sanitaire de leurs produits, mais ils doivent aussi démontrer que leur activité a un impact limité sur l’environnement et qu’ils investissent dans la gestion durable des ressources marines. Des exigences nouvelles donc, qui bousculent le marché…la certification.

De nombreux labels de « pêche durable » fleurissent et brouillent le message à destination des consommateurs. Trop souvent, ces labels, créés parfois par les enseignes de la grande distribution, sont à la fois juge et partie. Quant à leurs objectifs écologiques, ils passent en deçà de l’exigence environnementale fixée par la norme de référence dans le domaine de la pêche durable : le code de conduite édité par la FAO (Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture des Nations Unies).

Aux yeux du WWF-France, le label MSC (Marine Stewardship Council) est le plus fiable. A la fois indépendant, rigoureux et transparent, il est le seul, à ce jour, à respecter les principes édictés par ce fameux code de conduite et à garantir une exploitation durable des ressources halieutiques.

Il aura fallu 2 ans de consultation internationale en collaboration étroite avec les experts du monde entier (scientifiques, pêcheurs, organisations environnementales) pour que cette riposte énergique aux problèmes de surpêche et de dégradation des écosystèmes marins voit le jour.

Conclusion : le MSC, c’est pas une maladie, mais bien un outil efficient permettant de maintenir la diversité de la vie marine en offrant de « l’écologiquement responsable ».

Bonne nouvelle, l’offre commerciale labellisée MSC commence à s’étoffer. À l’échelle planétaire, 2000 produits de la mer affichent l’écolabel bleu. Et depuis peu, une pêcherie bretonne, celle de la pêche à la bolinche pratiquée par les pêcheurs bretons et basques dans le golfe de Gascogne, s’est même embarquée dans le process, relevant le défi de cette certification ambitieuse. Au regard des trois principes du référentiel MSC, tout sera passé au crible. Bureau Veritas Certification ainsi qu’une équipe d’experts scientifiques indépendants examineront l’état des stocks et l’impact de la pêcherie sur l’écosystème tout en évaluant son système de gestion.

Didier Le Gloanec, président de l’Association des Bolincheurs de Bretagne explique : «Nous nous sommes rassemblés autour du projet de certification MSC en vue de revaloriser notre métier. Nous en sommes fiers et voulons le faire savoir au grand public ».

Certes, la sardine n’est pas soumise à quotas mais ces pêcheurs ont eux-mêmes mis en place des licences pour permettre une meilleure gestion de la ressource en limitant par exemple le nombre de bateaux et de jours en mer. Au fil des ans, ils ont travaillé à améliorer la qualité de leurs produits, grâce notamment aux cuves à eaux réfrigérées, garantissant la fraîcheur des produits jusqu’au débarquement et ce, en toute saison.

Composée de 18 bateaux, de moins de 17 mètres de long, la flotte des bolincheurs de Bretagne décharge près de 98% de ses sardines dans les ports de Concarneau, Saint-Guénolé et Douarnenez. Les poissons sont vendus sur place, sous criée, par contrat ou en vente directe. A ce propos, Didier Le Gloanec espère que la certification permettra de valoriser leurs produits et leur ouvrira les portes vers de nouveaux marchés aussi bien en France qu’à l’export.

Pour Charles Braine, Chargé du programme pêche durable au sein du WWF-France, cette initiative est évidemment très positive. « Elle devrait contribuer à freiner le processus de dégradation des océans tout en donnant l’opportunité aux bolincheurs de faire savoir qu’ils agissent depuis longtemps pour la préservation de la ressource et pour la pérennisation de l’activité ».

Du côté du Marine Stewardship Council, on applaudit à la perspective de cet adoubement. Nicolas Guichoux, directeur Europe du MSC déclare : « Nous nous réjouissons de l’entrée de la première pêcherie française dans le programme MSC et espérons qu’elle obtiendra sa certification ». Et d’ajouter : « Nous sommes heureux de voir que l’Association des Bolincheurs de Bretagne veut être l’initiatrice du projet dans l’Hexagone. Le soutien et l’engagement des pêcheurs ainsi que la mobilisation des consommateurs sont les meilleurs leviers pour inverser le déclin mondial des ressources halieutiques »… D’autant que, comme l’explique Edouard Le Bart, responsable commercial MSC pour la France, « profondément ancrée dans les traditions de pêche et dans l’histoire de la Bretagne, la sardine est très appréciée par le consommateur français ». Pêcherie emblématique du littoral breton, son entrée dans le processus de certification est donc hautement symbolique !

Au cours de ses dix années d’activité, le MSC a gagné la confiance d’un grand nombre d’acteurs de la filière pêche à travers le monde. De l’Alaska à la Norvège en passant par la Nouvelle Zélande et le Japon, le nombre de pêcheries dans le programme est en augmentation croissante. Espérons que la pêcherie de sardine à la bolinche inspirera d’autres pêcheries françaises, ouvrant la voie de la certification MSC à ses consœurs …

90% des cours d’eau français contiennent des pesticides

24 février 2009

JDNE : Le Service de l’observation et des statistiques (SOeS, ex-Institut français de l’environnement) a publié vendredi 30 janvier les chiffres 2006 de la présence de pesticides dans les eaux françaises.

Du côté des eaux superficielles, 37% des points du réseau de connaissance générale ont une qualité moyenne à mauvaise. Un taux qui monte à 48% sur les points des réseaux phytosanitaires (1). Et «10% des points du réseau de connaissance générale et 15% des points des réseaux phytosanitaires ont une mauvaise qualité qui peut affecter de manière importante les équilibres écologiques», constate le service statistique.

Le bilan est meilleur pour les eaux souterraines. En 2006, 24% des points du réseau de connaissance générale et 27% des points des réseaux phytosanitaires ont une qualité médiocre à mauvaise. 1% des points du réseau de connaissance générale et aucun des points des réseaux phytosanitaires ont une mauvaise qualité.

Au total, les pesticides sont présents au moins une fois sur «90% des 1.097 points interprétables des réseaux de connaissance générale et phytosanitaires» pour les eaux souterraines, et au moins une fois sur 53% des 1.507 points des réseaux de connaissance générale en ce qui concerne les eaux souterraines.

243 substances actives différentes ont été quantifiées au moins une fois sur les 476 substances recherchées dans les eaux superficielles. Dans les eaux souterraines, 121 substances ont été détectées au moins une fois sur les 447 substances recherchées.

(1) Les réseaux de connaissance générale permettent de contrôler les ressources en eau à l’échelle nationale. Les réseaux phytosanitaires ont été mis en place en 1997 au niveau régional. Ces réseaux ont été remplacés en 2007 par un «réseau de contrôle de surveillance» et un «réseau de contrôle opérationnel», dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau.

Politiques environnementales du Smega- Goelo Argoat- Côtes d’Armor

24 février 2009

Ouest France : Les délégués du Syndicat mixte environnement Goëlo-Argoat (1) étaient réunis, jeudi, à Blanchardeau, sous la présidence de Philippe Delsol (Plouha). Un « comité consultatif » a été mis en place. Il sera composé de onze représentants du milieu associatif (environnement, pêcheurs, chasseurs, consommateurs et autres usagers) et de onze représentants de la profession agricole locale.

« Ces vingt-deux représentants devront être issus et rattachés à l’une des trois commissions géographiques du Smega. Ils constitueront le relais des élus auprès de la société civile, et permettront à cette dernière de pouvoir exprimer ses avis et requêtes de manière formelle », a indiqué Philippe Delsol. Les structures concernées seront sollicitée afin de désigner leurs délégués. Le premier budget primitif du comité portant sur une année civile complète a été voté. Il s’élève à 1 212 000 €.

Le partenariat avec le centre de recherche berlinois Kompetenzzentrum Wasser Berlin a été présenté. « Ce centre de recherche est spécialisé dans les réhabilitations de milieux naturels. Son relais est le bureau d’étude malouin SSEGT. Ces travaux sont suivis par le comité scientifique de l’environnement de Bretagne (CESB). »

Les projets de Mesures agri-environnementales (contrat concernant les exploitants agricoles) sur les aspects réduction d’utilisation des produits phytosanitaires (pesticides), fertilisants, entretien des zones humides… ont été présentés. Ces contrats financés par l’État, l’agence de l’eau, la Région et les départements sont à signer avant le 15 mai prochain.