Ouest France : Interview de Jacqueline Caplat, présidente de APRES, association de l’environnement des Côtes d’Armor.
Bouygues Télécom vient d’être condamné à démonter des antennes relais dans le Rhône. Est-ce une victoire pour une association comme la vôtre, préoccupée par l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile ?
Pas une victoire, non. Nous ne sommes pas en guerre. Mais c’est un pas en avant. Cela permet de donner une visibilité à la problématique posée par les antennes relais, et d’aller vers une prise en compte des risques possibles. Nous espérons que cela va faire avancer l’intérêt que les citoyens, les pouvoirs publics et les scientifiques portent à ce sujet.
C’est donc une étape importante pour l’application du principe de précaution appliqué aux antennes relais…
C’est la première fois que le principe de précaution est retenu. Cette décision va certainement amener d’autres riverains à effectuer la même démarche. Ce cas peut faire jurisprudence.
Souhaitez-vous que d’autres antennes relais soient démontées ?
Pas vraiment. Nous demandons une vigilance sur ce sujet, mais nous ne nous opposons pas aux téléphones mobiles. Ce que nous voulons, c’est une réflexion territoriale de l’implantation des antennes, et une limitation de leur puissance. Ce que nous ne voulons pas, c’est que le principe de précaution soit ridiculisé. Et là, nous avons gagné en crédibilité.