Archive pour la catégorie ‘Déchets’

L’Observatoire Régional des Déchets en Bretagne

Mardi 1 juin 2010

Cliquez ici pour découvrir le sommaire du bulletin de L’Observatoire Régional des Déchets en Bretagne (ORDB) de mai 2010.

Ce document contient la liste des articles publiés pour ce mois de mai 2010, classés par sous catégories et disponible dans une nouvelle rubrique du site spécifiquement appelée « Bulletin ORDB ».

Valoriser le bois plutôt que chauffer

Jeudi 21 mai 2009

Bevan tost face à l’usine d’incinération Pluzunet

 

Peut-on limiter l’activité de l’incinérateur ? Bevan tost d’ar Mene Bre pense que oui, en valorisant le bois plutôt que de chauffer les serres.

 

En chauffant des serres, l’usine d’incinération sort de sa vocation. Lors d’une conférence donnée à Pluzunet, l’association Bevan tost d’ar Mene Bre a réaffirmé leur position : il faut valoriser le bois plutôt que le transformer en copeaux. Un message qui semble de plus en plus difficile à faire entendre.

Opposée à l’usine d’incinération depuis le départ, l’association environnementale avait obtenu d’intégrer la CLIS, la Commission Locale d’Information et de Surveillance de l’usine. Non sans effet sur le traitement de la dioxine notamment. Mais, depuis 2008, l’association estime être « muselée ».

« L’ambiance était à la coopération, dans un climat sérieux mais, curieusement, en 2008, il n’y a pas eu de deuxième réunion annuelle, décrit son président Léon Mériaux. Le 24 avril dernier, j’ai posé des questions mais le sous-préfet m’a dit que c’était hors sujet… Personnellement, je n’accepte pas d’afficher ma présence comme simple chambre d’enregistrement. »

Une « ressourcerie » pour le bois

Léon Mériaux a adressé une lettre ouverte au sous-préfet. Stéphan de Ribou ne souhaite pas « s’engager dans un débat stérile ». Le sous-préfet préfère mettre en avant la « très bonne gestion de Valorys », certain qu’il reste encore de la chaleur à valoriser dans le traitement des déchets. Le SMITRED (1), en permettant de récupérer cette source de chaleur qui partirait dans l’atmosphère, limite ainsi les coûts de l’incinération.

boisLimiter l’activité de l’incinérateur, est-ce possible ? s’interrogent les membres de Bevan tost ar Mene Bre.

L’écart est grand avec la réflexion de Bevan tost quant à la politique menée par le SMITRED. Soutenus par Thierry Dereux, président du Côtes d’Armor Environnement, les membres du bureau sont persuadés que l’on peut limiter l’activité de l’usine d’incinération en valorisant plus de déchets, comme le bois.

« Nous pourrions mettre en place une « ressourcerie » et offrir quelques emplois en récupérant ce bois plutôt que le transformer en copeaux, d’autant que ces copeaux sont expédiés dans le Morbihan et la région de Rouen », s’étonne Léon Mériaux. « Nous pourrions employer quelques personnes qui enlèveraient les clous », renchérit le président de Côte d’Armor Environnement. Reste à savoir si les éléments de bois peuvent vraiment être valorisés.

Les membres de Bevan tost estiment que la chaleur produite par l’incinérateur est insuffisante pour chauffer les serres. Ce serait pour cette raison que seraient proposés de nouveaux systèmes de combustion venant en complément des déchets brûlés par l’incinérateur.

Ils s’opposent à la surenchère de chauffage, inutile selon eux : « Nous nous sommes rendus compte l’an dernier que le syndicat sortait de son rôle d’intérêt général, qui est d’éliminer les ordures ménagères, souligne Léon Mériaux. Implanter une zone de serres n’est pas sa vocation. »

Étienne Royer

(1) Syndicat mixte intercommunal pour le tri et l’élimination des déchets.

 

Staes Claire (Le Trégor, jeudi 21 Mai 2009)

Semaine du Développement Durable: Faire de ses achats, un vote quotidien pour la planète !

Mercredi 1 avril 2009

La 7e édition de la Semaine du développement durable commence demain 1er avril. Plus de 4.000 manifestations seront organisées dans toute la France pendant 7 jours pour encourager les citoyens à agir au quotidien en consommant  »durable ».

caddie

Organisée par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT), la Semaine du développement durable se tiendra du 1er au 7 avril 2009 et aura pour thème, dans la continuité de 2008, la Consommation durable. Cette semaine se déroule chaque année et mobilise tous les acteurs pour informer et sensibiliser le public aux 3 composantes (environnement, économie et social) du développement durable et sur leur nécessaire complémentarité. Cette opération permet de motiver et de soutenir des changements de comportements pour un passage à l’acte, en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

Consommer autrement, c’est aussi faire des économies

Alors qu’en France, 360 kg de déchets sont produits par an et par habitant et que les transports représentent 35 % des émissions de CO2, il s’agit de faire des économies en consommant autrement et agir pour le développement durable au quotidien.

Animations en Bretagne

Vous trouverez toutes les animations organisées pendant la Semaine du Développement Durable sur le lien suivant:

http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/sdd/spip.php?page=spip

Une vague de déchets menace les océans

Jeudi 12 mars 2009

JDLE: Les écosystèmes, le tourisme et la pêche sont menacés par une vague d’ordures présentes dans les eaux mondiales, selon un rapport d’Ocean Conservancy paru mardi 10 mars.

dechet-mer L’ONG américaine rend compte pays par pays de la quantité de déchets présents dans les eaux mondiales dans son index des débris marins. L’édition 2008 fait état de 11.077 couches pour bébé aux Philippines, 19.504 filets de pêche au Royaume-Uni et plus d’un million de mégots de cigarettes aux Etats-Unis.

Ces données, et ces déchets, ont été collectés sur les littoraux et dans les cours d’eaux de 104 pays et 42 Etats américains par 400.000 volontaires lors du vaste nettoyage côtier annuel, organisé pour la 23e fois par l’organisation américaine. Au total, 3.400 tonnes de déchets ont été collectées par l’ONG au cours de l’année 2008.

Les mégots, les sacs plastique et les emballages alimentaires figurent dans le trio de tête des 43 objets les plus fréquemment collectés.

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Fermeture du centre de tri des Chatelets pour six mois…

Vendredi 6 mars 2009

Ouest France: Fermeture du centre des Chatelets pour six mois, hausse du coùt de traitement des ordures,baisse des recettes liées au tri sélectif… La liste est longue.
Questions-Réponses

illustration-dechetterieLe centre de traitement des Chatelets est fermé pourquoi ?
L’usine de traitement des ordures ménagères a fermé le 28 février car elle n’est plus en mesure de fournir un compost de qualité, répondant à la nouvelle norme en vigueur. L’usine doit réduire les quantités de plastiques, de métaux lourds et autres matiéres non compatibles avec l’agriculture qui sortaient des Chatelets jusque-l¨¤.

Combien de temps cela va-t-il durer ?
Le temps d’adapter le matériel (pose d’une sorte de tamis supplémentaire en bout de chaîne). Soit pendant six semaines environ. Cette solution ne sera qu’une solution a minima, car les ¡¡ refus ¡¡, augmenteront tout de même de 15 % par rapport à avant.

Où vont nos déchets en attendant ?
à Planguenoual, en vue d’une incinération ultérieure. Le syndicat du Penthièvre a accepté de mettre nos déchets en balles et de les stocker en attendant leur traitement.

Est-ce que ça va nous coûter cher ?
Le coût de ces ¡¡ refus ¡¡ supplémentaires va obligatoirement peser sur le budget du Smictom. Environ 700 000 euros de charges supplémentaires par année. Pour s’adapter, le Smictom prévoit des investissements qui devraient s’élever de 15 millions à 18 millions d’euros.

Pourquoi c’est si cher ?
Parce que nous n’avons pas de centre d’enfouissement à proximité et que l’on transporte les déchets ultimes, les refus, jusqu’à 150 km d’ici, en Mayenne.

Où iront les investissements ?
Deux hypothèses sont étudiées : l’une privilégie le compostage strict, la seconde prévoit la méthanisation des déchets. Le choix définitif devrait intervenir dans les tout prochains mois, mais en prenant en compte les besoins de nos voisins (syndicats du Penthièvre et de Launay-Lantic).

Je ne comprends pas : plus je trie, plus ça me coûte cher
C’est vrai. Le coût de traitement des ordures a progressé plus vite que les recettes engendrées par la valorisation des déchets. Les normes ont évolué aussi. Mais sans le tri, le traitement des ordures ménagères coûterait 800 000 euros de plus à la collectivité, soit environ 20 euros de plus par ménage et par an.

Pourquoi la collecte sélective rapporte-t-elle moins qu’avant ?
Un seul exemple, la valeur des produits recyclables a chuté de moitié en un an. C’est autant de recettes en moins. Une poubelle jaune rapporte aujourd’hui 20 euros à la tonne au Smictom, contre 80 euros la tonne en septembre 2008.

«Cradle-to-cradle»: l’empreinte écologique positive ?

Vendredi 27 février 2009

novethic : « Récupérer les matières pour les réutiliser à l’infini, c’est le concept d’éco-conception « cradle-to-cradle » (du berceau au berceau), imaginé par l’architecte américain William McDonough et Michael Braungart, chimiste allemand spécialiste du cycle de vie des produits et ancien activiste de Greenpeace.

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Encore peu connus en France, l’architecte designer William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart sont pourtant deux personnalités de l’écologie industrielle. Leur ouvrage “Cradle to Cradle” date déjà de 2002. Leur credo, il est vrai, diffère des courants plus connus de l’écologie : loin d’une approche décroissante, ils défendent une consommation « intelligente », fondée sur la réutilisation permanente des matières et des objets. Tous deux préconisent une « empreinte écologique positive », à travers une philosophie d’éco-conception qui consiste à penser le produit dès l’origine pour lui donner ensuite plusieurs vies. Et  idéalement, le réutiliser à l’infini, y compris pour d’autres usages que sa fonction initiale.

Eric Allodi, représentant en France de la technologie « CtoC », explique le procédé : « Toutes les matières qui composent un produit sont analysées pour identifier ce qui peut être recyclé et dans quelles filières de recyclage on peut les orienter, pour recréer de la matière première. » Aujourd’hui, rares sont les produits pensés pour être recyclés, pourtant les solutions techniques existent. Eric Allodi donne l’exemple de la moquette « dépolymérisable », qui peut facilement être récupérée, pour être retraitée. « Les entreprises y voient leur intérêt, puisqu’on vient les débarrasser gratuitement de vieux produits. Sous chaque dalle est inscrit le numéro à appeler, c’est simple ».

Mais pour être « Cradle to Cradle », la première condition est d’utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroître la pression sur l’environnement, voire le « nourrir ». Comme par exemple des cosmétiques biodégradables ou des T-Shirts entièrement compostables, utilisés pour nourrir la terre. Ou encore des livres fabriqués dans un plastique réutilisable et des chaises conçues pour être démontées et recyclées.

cradlecradle

Les industriels qui veulent adopter la démarche « C to C »  peuvent le faire de manière progressive, trois niveaux de certification (argent, or ou platine) leur sont proposés. « Il faut d’abord s’assurer de la non toxicité des produits, puis instaurer un circuit de récupération de la matière première pour ensuite la réinjecter dans un nouveau produit. En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine sans perte de qualité ni gaspillage de nutriments qui ont servi à la constituer », explique Eric Allodi.

Depuis la première certification (qui comprend une vingtaine de critères) attribuée en 2005, 109 produits ont obtenus le label “Cradle to Cradle-C2C”, pour un coût annuel compris entre 10 000 dollars (T-Shirt), et 15 à 20 000 dollars (chaise). Rhoner, fabricant suisse de textile, a ainsi revu toute sa production pour adopter des matières et des teintures naturelles compostables, qu’il revend à un consortium de producteurs de fraises… En France, la marque de collants Dim s’est également engagée dans ce procédé, en abandonnant  polyamide et teintures conventionnelles pour des matières premières plus naturelles, avec l’appui financier de l’Ademe (à hauteur de 50 % soit 130 000 euros). Objectif : faire des collants compostables ou recréer de nouveaux produits à l’infini, à condition bien sûr que les consommatrices s’impliquent pour « rendre » leurs collants usés… Le projet constitue en tout cas une vraie stratégie pour la marque qui, dans la foulée, a nommé un directeur développement durable et envisage  un nouvel axe de communication autour du « C to C ».

Une ville 100 % Cradle to Cradle ?

En Europe, la démarche connaît déjà quelques succès, notamment en Hollande et en Allemagne. L’EPEA (Environmental Protection and Encouragement Agency) est le partenaire officiel « C to C » aux Pays-Bas, où la ville de Venlo (92 000 habitants) a annoncé devenir 100 % Cradle to Cradle d’ici 2012, avec une politique « zéro déchets ». La Chine, qui doit construire d’ici 7 ans pas moins de 200 millions de logements (soit 6 villes nouvelles)  s’est engagée via l’Association chinoise du bâtiment dans la démarche. William McDonough explique avoir trouvé avec BASF un polystyrène « sans aucun produit chimique dangereux pouvant servir pour construire des murs solides, légers et super isolants”, explique-t-il dans une interview au magazine Newsweek. “Le bâtiment peut être chauffé et rafraîchi pour presque rien. Il est silencieux au point que même s’il y a 13 personnes dans l’appartement du dessus, vous ne les entendez pas”. Autre invention de l’architecte pour l’usine Ford, un toit végétal qui collecte puis purifie l’eau de pluie, tout en isolant le bâtiment. Outre la réduction de consommation d’énergies qu’il induit, le toit est lui-même plus économique, puisque sa durée de vie est deux fois supérieure à celle d’un toit classique.

Eco-emballages: les demandes de la commission consultative pour l’agrément

Mardi 24 février 2009

JDNE :Lors de la réunion de la commission consultative pour l’agrément de la filière des déchets d’emballages ménagers, qui s’est tenue mercredi 11 février, ses membres ont adressé plusieurs demandes à Eco-emballages et à son conseil d’administration.

Outre la sortie, dans les meilleurs délais, du fonds non sécurisé et le renforcement des procédures internes pour éviter à l’avenir tout placement financier risqué, la commission a demandé une ouverture du conseil d’administration à des membres associés issus de différents collèges de la commission, dont des associations de protection de l’environnement. «L’entrée au conseil d’administration d’Eco-emballages, en tant que membre associé, nous permettra de suivre au plus près les décisions de l’éco-organisme», indique Michel Georges, représentant de France nature environnement (FNE) à la commission.

Après plusieurs heures de débat, la commission a également réclamé une «gestion optimisée de la trésorerie pour les collectivités locales», avec des avances de soutiens majoritaires au premier semestre.

Eco-emballages envisage des poursuites judiciaires

Mardi 24 février 2009

JDLE :Suite à l’affaire des fonds hasardeux de l’éco-organisme, le Meeddat a annoncé dans un communiqué que «des suites judiciaires au civil sont d’ores et déjà en cours de préparation par Eco-emballages». Cette information a été donnée alors que la société a rendu public l’audit externe, réalisé à la demande du gouvernement, lors de la commission d’agrément qui s’est tenue mercredi 11 février.

Cet audit, réalisé par le cabinet Deloitte, indique que sur la période 1993-2007 le taux de rendement moyen des placements d’Eco-emballages s’élève à 4,3%, dégageant un résultat financier cumulé de 85 millions d’euros, soit un résultat modeste par rapport à ces types de placements (de l’ordre de 3,9% en moyenne sur la même période pour des fonds sécurisés), avec un risque élevé pour les fonds de fonds (c’est-à-dire des fonds d’investissement qui investissent dans d’autres fonds d’investissement). Ceux-ci s’établissent à plus de 70 millions d’euros au 31 décembre 2008, soit 27% de la trésorerie brute d’Eco-emballages. En raison de la moins-value générée par la crise financière sur l’un des fonds à risques d’Eco-emballages, l’éco-organisme pourrait perdre jusqu’à 23 millions d’euros.

Le rapport fait également état des rémunérations de l’intermédiaire qui a conseillé l’ex-directeur général d’Eco-emballages Bernard Hérodin d’investir dans des fonds étrangers. «Le montant des rétrocessions perçues par [cet intermédiaire] apparait élevé au regard des prestations et services rendus par ce dernier», indique le rapport. Ce montant est estimé entre 3,6 et 5 millions d’euros. Bien qu’il reste des fonds à débloquer, la trésorerie nette de la société devrait rester positive en 2009.

L’étude Deloitte recommande notamment de mettre en place un planning de récupération de ces fonds, et une charte de trésorerie précisant les types de placements autorisés. Pour Nicolas Garnier, délégué général de l’association Amorce, «il est impératif de mettre au point un meilleur contrôle et une meilleure gestion des ressources financières d’Eco-emballages, et de donner des moyens de contrôle et de régulation de la structure, qui sont pour l’instant insuffisants.

Valorisation des déchets organiques à Lorient au salon Terre!

Mardi 24 février 2009

Actu Environnement – 3 fev 09: « Après plusieurs années d’amélioration de son tri sélectif, l’agglomération Cap l’Orient espère faire labellisée son compost par l’écolabel européen. Produit à partir des biodéchets ménagers, ce compost est également utilisable en agriculture bio.

salon-terreÀ l’occasion de son salon « Terre ! » qui se déroulera début mars prochain, l’agglomération de Lorient met en avant sa politique de gestion de déchets. La Communauté d’Agglomération du Pays de Lorient ou CAP l’Orient regroupe 190.000 habitants répartis dans 19 communes. En 2000, l’agglomération a choisi de mettre en place une collecte sélective des emballages et des déchets organiques ménagers en porte-à-porte et une collecte sélective du verre et des journeaux-magazines en apport volontaire. L’agglomération a cherché une organisation acceptable pour les populations et surtout une alternative à l’incinération, explique Olivier Catalogne, Chef du Service Déchets Ménagers de l’agglomération.

Pour collecter un maximum de déchets, l’ensemble des 90.000 foyers de l’agglomération même les habitats collectifs, ont été équipés de « bio-seaux » à installer dans les cuisines, de sacs biodégradables et de conteneurs spécifiques pour les biodéchets. La taille des conteneurs pour les ordures résiduelles a parallèlement été réduite pour inciter au tri. La collecte a officiellement débuté en 2003 et depuis les résultats sont au rendez-vous : depuis deux ans les volumes collectés augmentent de 7 à 8% par an et nous avons récupéré en 2008, 7.000 tonnes de biodéchets soit 38 kg/hab/an, explique Olivier Catalogne. Côté qualité, l’agglomération est également satisfaite car le taux d’indésirable est faible : entre 1 et 6% du poids selon les quartiers. De plus, il n’y a pas eu un transfert trop important des déchets verts habituellement déposés en déchetterie vers les biodéchets. Les déchets de cuisine représentent 60% des biodéchets.

Une fois collectés, ces bio-déchets sont regroupés vers l’unité de traitement biologique où ils sont compostés. Les déchets restent 4 semaines environ dans les tunnels de traitement avant d’être affinés. Le substrat obtenu est ensuite déferaillé, criblé, trié avant d’être officiellement dénommé compost.

Selon les analyses, le compost de Lorient répond aux exigences qualitatives de la norme NF U 44-051 relative aux amendements organiques, norme révisée en 2006 et qui sera obligatoire le 28 février prochain pour les composts de bio-déchets. Grâce à la qualité du tri, le compost de l’agglomération répond également aux exigences de l’écolabel européen. Un dossier de labellisation est d’ailleurs en cours d’instruction. De plus, depuis 2008, le compost répond aux exigences du référentiel de l’agriculture biologique.

Aller encore plus loin en vue de limiter l’enfouissement

Le centre de traitement de Cap l’Orient est prévu pour composter 16.000 tonnes par an de déchets dans un objectif de production de 6.000 tonnes par an de compost. Pour l’instant l’unité fonctionne à moitié de ses capacités et produit 2.500 tonnes de compost par an. L’intégralité est commercialisée auprès d’une vingtaine d’agriculteurs de l’agglomération et mise à la disposition des communes pour leurs espaces verts. Mais l’agglomération ne compte pas en rester là et prévoit d’améliorer sa collecte car selon les derniers contrôles, il reste encore entre 17 et 36% de biodéchets dans les ordures résiduelles. Des industries agroalimentaires ont également pris contact avec l’agglomération afin d’envisager une prise en charge de leur déchets.

Parallèlement à la mise en place de ses collectes sélectives, l’agglomération de Lorient a fait le choix d’enfouir ses ordures résiduelles. Mais ces dernières sont préalablement stabilisées : elles subissent un pré-traitement similaire au compostage afin de réduire la part de déchets fermentescibles restante et ainsi réduire les quantités de déchets stockées. Cela permet de réduire de 30% le poids total des déchets enfouis, explique Olivier Catalogne.

Une valorisation matière que le Grenelle veut développer

Cap l’Orient fait partie des 60 collectivités françaises qui ont choisi de mettre en place un traitement de leurs déchets organiques. Regroupées au sein du Réseau Compost Plus, ces collectivités partagent leur expérience régulièrement pour encourager d’autres communes. Lorient a d’ailleurs accueilli la deuxième rencontre organisée par le réseau en octobre dernier.

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, ces initiatives devraient être encouragées. Le projet de loi Grenelle 1 fixe en effet des objectifs de réduction des quantités de déchets partant en incinération ou en stockage : -15% d’ici 2012. Outre la réduction de la production à la source, le détournement des déchets fermentescibles vers le compostage ou la méthanisation est un moyen d’atteindre ces objectifs. Le projet de loi prévoit ainsi d’augmenter le taux de recyclage matière et organique de 24% en 2004 à 35% en 2012 et 45% en 2015.

Bonjour tout le monde !

Mardi 24 février 2009

Voici le nouveau blog de Côtes d’Armor Nature Environnement. Afin d’avoir une interface sympathique et l’actualité environnementale des Côtes d’Armor, de Bretagne et de France actualisée, nous avons décidé de vous mettre à disposition cet outil qui s’appelle un BLOG.

A chaque actualité, vous pouvez émettre vos avis et commentaires…soulever des enjeux environnementaux en lien avec les articles, vous faire le porte parole de projets similaires sur votre territoire…et ainsi de suite….

Nous vous attendons nombreux pour échanger sur l’actualité du moment.

Au plaisir de vous entendre!