Archive pour la catégorie ‘Eau’

Algues vertes, une plainte pour homicide

Mardi 27 avril 2010

La famille du chauffeur mort après avoir transporté des algues poursuit son combat. Elle veut faire toute la lumière sur le décès.

 

Les visages graves, les banderoles et le silence auraient pu suffire… Mais c’est au son du biniou que le comité de soutien a souhaité faire son entrée au palais de justice de Saint-Brieuc aux côtés de la famille Morfoisse.

 

Hier, donc, la famille de Thierry Morfoisse, ce chauffeur de 48 ans mort l’été dernier après avoir transporté des algues en décomposition, de Binic а Lantic, a déposé plainte contre X pour homicide involontaire auprès du doyen des juges d’instruction de Saint-Brieuc. « On veut défendre la mémoire salie de notre fils », ont justifié sur les marches du palais Jeanne et Claude Morfoisse.

 

Pourquoi le doyen des juges d’instruction ? « Le procureur de la République de Saint-Brieuc a décidé de classer sans suite ce dossier, explique Me Marc Cazo, l’avocat des proches du chauffeur. La famille Morfoisse m’a donc demandé de saisir le doyen pour faire toute la lumière sur ce décès. »

 

Car les proches de la victime n’ont jamais cru а la thèse de la « récidive d’infarctus du myocarde », thèse retenue par le parquet. Encore moins depuis que trois scientifiques ont établi, début mars, « un lien direct » entre la mort du chauffeur et l’inhalation d’hydrogène sulfuré dégagé par les algues en décomposition.

 

Cette plainte pour homicide involontaire avec constitution de partie civile est une nouvelle étape dans le combat de la famille et des associations environnementalistes. Une étape qui pourrait être longue. « Plusieurs mois, voire plusieurs années », prévient Me Cazo.

 

François GRÉGOIRE – Journal Ouest-France du vendredi 23 avril 2010

Mise en place de la mission interministérielle pour proposer un plan de lutte contre les algues

Mercredi 16 septembre 2009

Le Premier ministre François Fillon avait annoncé le 20 Août, lors de son déplacement à Saint-Michel en Grève, dans les Côtes d’Armor, accompagné de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, le lancement d’une mission interministérielle chargée de proposer un plan de lutte contre les algues vertes qui touchent de façon récurrente certaines côtes françaises.

 

Cette mission interministérielle qui mobilisera les ministères en charge de l’Environnement et du Développement durable, de l’Intérieur, de la Santé, de l’Alimentation, de l’Agriculture, et de la Pêche, est aujourd’hui mise en place. Elle est composée de :

 

Monsieur Philippe Quevremont, ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts, au titre du Conseil général de l’environnement et du développement durable ;

Madame Dominique Dalmas, inspectrice générale de l’administration, au titre de l’Inspection générale de l’administration ;

Monsieur Roland Moreau, inspecteur général des affaires sociales, au titre de l’Inspection générale des affaires sociales ;

Monsieur Vincent Frey, ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts, au titre du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux.

 

Cette mission étudiera l’ampleur du phénomène des marées vertes et des risques associés, en veillant à identifier les lacunes existantes en matière de connaissances scientifiques, notamment en matière de risques sanitaires. Elle dressera également un état et fera des propositions sur les dispositifs existants de collecte et de traitement des algues vertes, en examinant notamment les filières possibles de traitement des algues. Finalement, elle aura pour mission d’évaluer et de proposer des actions en matière de prévention des marées vertes, notamment en étudiant les actions qui, dans les bassins versants concernés, permettront de réduire les rejets de nitrates dans les cours d’eau.

 

La mission interministérielle participera, avec le Préfet de région Bretagne, à la définition d’un programme d’action renforcé de prévention des marées vertes sur les baies de Saint Brieuc et de Lannion.

 

Le Premier ministre a demandé que les conclusions de cette mission lui soient rendues sous trois mois.

Conférence-débat sur les algues vertes

Mardi 15 septembre 2009

Sauvegarde du Trégor, et le Collectif Urgence Marées Vertes organisent une conférence sur le thème « Marées vertes et émanations toxiques » et sur les effets de l’hydrogène sur la santé. L’intervenant invité mercredi soir sera le docteur Claude Lesné, du CNRS et au département santé publique de l’université de Rennes 1. La conférence sera suivie d’un débat. Ce mercredi, à 20 h 15, centre Savidan, Lannion. (Ouest France 15 septembre 2009)

Un collectif « Marées vertes urgence » créé

Jeudi 27 août 2009

Un collectif « Marées vertes urgence » a été créé lundi 24 août dans les locaux de la Fédération Côtes-d’Armor Nature Environnement. « Il aura pour objectif de faire pression sur l’État pour qu’il tienne ses promesses, d’accompagner les plaintes contre l’État, d’être force de propositions, de préparer les manifestations des 26 et 27 septembre, mais aussi de rappeler qu’au-delà des plages d’Hillion et Saint-Michel-en-Grève, l’invasion des algues vertes est aussi d’ampleur régionale, malheureusement. »

 

Sont présents dans ce collectif : Halte aux Marées Vertes, Sauvegarde du Tregor, Vivarmor Nature, Bretagne Vivante, De la source à la mer, A.V.E.C., Terre et Mer, Eau et Rivières de Bretagne, A.C.A.P., Côtes d’Armor Nature Environnement (Ouest France 27 août 2009)

André Ollivro aidé par Côtes-d’Armor Nature environnement

Samedi 22 août 2009
Côtes-d’Armor Nature Environnement apporte tout son soutien à André Ollivro, porte-parole de l’association Halte aux marées vertes, victime d’intimidations et de menaces. Les associations locales alertent les pouvoirs publics depuis de nombreuses années sur la prolifération des algues vertes. « Elles ont énormément travaillé sur le sujet et sont constamment confrontées à l’hostilité ouverte de certains agriculteurs. Il faut du courage pour militer dans ces conditions », souligne Thierry Dereux, président de Côtes-d’Armor Nature Environnement.

« De notre côté, nous leur apportons tout notre soutien, moral, mais aussi logistique, en les appuyant dans leurs démarches administratives, juridiques, continue-t-il. Nous souhaitons accompagner André Ollivro dans ses plaintes et réfléchir à la suite des événements. » Et Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, d’ajouter : « Nous soutenons pleinement le combat mené avec courage par les militants des Côtes-d’Armor contre les marées vertes. Nous accompagnerons si besoin André Ollivro pour saisir la justice. » (Ouest France, 22 août 2009)

Grenelle de la Mer Associations-syndicats : le rassemblement s’élargit

Mercredi 20 mai 2009

Par une déclaration intitulée « pour une pêche écologiquement et socialement responsable », les trois organisations, CGT, CFDT, FNE, ont pris l’initiative d’une plate-forme commune sur la pêche rendue publique la semaine passée, à l’occasion des troisièmes réunions des groupes de travail. Elles se réjouissent d’être désormais rejointes par la CFE-CGC.

Les quatre organisations souhaitent que ce texte crée une dynamique. Elles appellent les autres acteurs du Grenelle qui s’en sentent proches, à le rejoindre. Ensemble, nous pouvons l’enrichir.

Cette plate-forme se veut ouverte à d’autres structures soucieuses de fonder les conditions d’une pêche écologiquement, socialement et économiquement soutenable, ce qui appelle de profondes réorientations.

Ces réorientations nécessaires, qu’il convient de mener au plan national et au plan européen, mais aussi au plan international, touchent à une multitude de registres : développement des connaissances ; protection efficace des populations de poissons, des autres espèces marines, et des écosystèmes ; amélioration et requalification du travail en mer ; renforcement des contrôles environnementaux et sociaux sur mer et sur terre ; qualité, traçabilité et accessibilité des produits alimentaires de la pêche ; renforcement de la recherche publique alors que ses moyens financiers et humains se contractent, mais aussi implication forte de la recherche privée qui doit assumer ses responsabilités; adaptation aux dérèglements climatiques, transformation ou reconversion de certaines activités ; nouvelles activités et nouveaux métiers ; participation de l’ensemble des acteurs et nouvelle gouvernance nationale et locale ; etc.

Nos organisations se sont déjà mises d’accord sur une grande majorité de questions de fond, en dépit de la complexité et de l’intensité du dossier pêche. La plate forme doit maintenant constituer un élément substantiel des décisions de ce Grenelle sur lesquelles le gouvernement doit s’engager.

Elles vont poursuivre leur travail commun pour résoudre les questions qui peuvent encore faire débat : appréciation et étude de la situation concrète des impacts des activités sur la biodiversité, perspectives de certaines pêcheries et cohérence mondiale de protection de certaines espèces véritablement en danger comme le thon rouge, gestion économique et sociale de certaines adaptations et transitions, démocratisation des décisions…

Ces organisations entendent poursuivre et étendre leur dialogue sans exclusive sur les autres questions maritimes, tout aussi importantes : transports, industries marines, conditions d’exploitation des ressources, aménagement des littoraux, gouvernance, questions spécifiques à l’outre-mer, secteur public maritime, moyens et financements. Et elles vont naturellement porter ensemble leurs propositions communes. Elles sont décidées à continuer ce travail après le Grenelle.

Rendez-vous sera pris courant juin pour faire un premier bilan commun des objectifs atteints, des points d’accord entre les organisations qui n’auraient pas été repris à la table ronde finale, des points restant à résoudre entre organisations, et surtout, des actions à mener pour la mise en œuvre concrète des engagements tant au niveau national (loi de finances, etc) et européen que sur le terrain, ainsi que des actions à mener au plan international.

Les positions communes, preuve d’un dialogue qui se veut constructif, donnent de la force en faveur de la prise en compte des enjeux écologiques et sociaux qui imposent l’invention d’une nouvelle forme d’économie.

Ce Grenelle de la Mer ne doit pas être une occasion manquée. Il doit au contraire engager les ruptures concrètes permettant de sortir de la crise écologique, sociale et économique. Il faut changer les politiques maritime et industrielle qui s’y rattachent.

Le développement durable authentique- soutenable, responsable et désirable – doit devenir une grille de lecture commune à tous les acteurs qui veulent transformer la crise actuelle en cette « opportunité choisie » à laquelle aspire l’ensemble de la société. Ce qui exigera notamment une gouvernance profondément renouvelée.

Télécharger la plate-forme Pour une pêche économiquement et socialement responsable en PDF

L’émission Thalassa « accélère la prise de conscience »

Mardi 21 avril 2009

Thierry Dereux, président de la fédération de Côtes-d’Armor Nature Environnement, réagit à l’émission Thalassa diffusée le 10 avril sur France 3 : « La somme des pollutions dénoncées dans notre département est impressionnante et a choqué un certain nombre de téléspectateurs. Rappelons qu’il y a deux ans, un numéro de Thalassa montrait exclusivement des aspects positifs, sans dévoiler les dessous de l’image. Habitants permanents ou saisonniers, nous sommes tous des citoyens responsables. Il est temps de ne plus se cacher la tête dans le sable. Les problèmes environnementaux et sanitaires (pollution de l’eau, algues vertes) sont bien là. Il est à l’honneur d’une émission de service public d’accélérer la prise de conscience afin que des mesures efficaces soient prises. Il est à souhaiter que les polémiques nées de ces reportages permettent qu’enfin image et réalité ne fassent plus qu’un. » (Ouest France, 22 avril 2009)

Jean-Luc Kokel focalise sur les algues vertes

Mercredi 1 avril 2009

Ouest france:

Auteur photographe depuis huit ans, amoureux de la Bretagne, il vient de s’installer à Plerneuf.

Jean-Luc Kokel, auteur-photographe installé à Plerneuf, vient de se distinguer aux Photographies de l’année, concours national ouvert à tous les professionnels. Il termine troisième dans la catégorie environnement avec un cliché d’algues vertes ! (voir photo ci contre). « Je suis installé en Bretagne depuis un peu plus d’un an. J’avais entendu parler du phénomène des algues vertes mais je n’en mesurais pas l’importance ! C’est en retournant à Planguenoual en été, où j’étais venu faire des prises de vue en hiver, que j’ai découvert ce que c’était : il y en avait partout, c’était impressionnant. »

« Je vois les choses à travers la photo »

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Si Jean-Luc Kokel n’avait pas encore été confronté  aux algues vertes c’est parce qu’il est installé depuis peu de temps en Bretagne. Originaire de Croix, dans le Nord, ce « pur Ch’ti flamand », comme il le souligne en souriant a pratiqué durant de nombreuses années la photographie opthalmologique au CHRU de Lille. Une spécialité très technique dans laquelle on emploie de multiples procédés de prises de vue et d’exploration. « Je pratique la photographie depuis l’âge de 17 ans. Je ne sais pas écrire, pas dessiner. Je vois les choses à travers la photo. » À l’âge de 52 ans, il fait le grand saut, quitte le CHU et s’installe à Brives, en Corrèze, comme auteur-photographe, où il fera beaucoup de photos aériennes pour le conseil général. Jean-Luc Kokel confie ne pas trop pratiquer le portrait. « C’est pas mon truc. J’ai toujours l’impression de voler quelque chose. » Il aime plutôt photographier des graphismes, l’architecture, les paysages. « Il ne faut pas croire, faire un beau paysage ce n’est pas si facile. »

Au bout de sept ans, las des « ciels soit bleus soit couverts de Corrèze », il part s’installer en Bretagne. Pourquoi la Bretagne ? Parce qu’il en est tombé amoureux gamin, quand il avait 12 ans, lors de vacances avec ses parents à Saint-Lunaire. Parce que la Bretagne offre des lumières magnifiques toute l’année, parce qu’il aime les gens d’ici, leur culture. « Je sillonne la Bretagne afin de faire des prises de vue de spectacles, de festoù-noz, danseurs, musiciens… » Et à la question : pourquoi n’est-il pas venu avant ? Il répond : « Je n’étais probablement pas prêt, sinon je m’y serai installé avant. »

Une vague de déchets menace les océans

Jeudi 12 mars 2009

JDLE: Les écosystèmes, le tourisme et la pêche sont menacés par une vague d’ordures présentes dans les eaux mondiales, selon un rapport d’Ocean Conservancy paru mardi 10 mars.

dechet-mer L’ONG américaine rend compte pays par pays de la quantité de déchets présents dans les eaux mondiales dans son index des débris marins. L’édition 2008 fait état de 11.077 couches pour bébé aux Philippines, 19.504 filets de pêche au Royaume-Uni et plus d’un million de mégots de cigarettes aux Etats-Unis.

Ces données, et ces déchets, ont été collectés sur les littoraux et dans les cours d’eaux de 104 pays et 42 Etats américains par 400.000 volontaires lors du vaste nettoyage côtier annuel, organisé pour la 23e fois par l’organisation américaine. Au total, 3.400 tonnes de déchets ont été collectées par l’ONG au cours de l’année 2008.

Les mégots, les sacs plastique et les emballages alimentaires figurent dans le trio de tête des 43 objets les plus fréquemment collectés.

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Une pêcherie bretonne sur la voie de la certification MSC

Mardi 24 février 2009

WWF : Dans un contexte de raréfaction de la ressource marine, le rétablissement des stocks de poisson requiert de sérieux efforts de la part de tous les professionnels de la filière pêche. Désormais, pour satisfaire les demandes des consommateurs et des distributeurs, non seulement les fournisseurs doivent répondre de la qualité et de la sécurité sanitaire de leurs produits, mais ils doivent aussi démontrer que leur activité a un impact limité sur l’environnement et qu’ils investissent dans la gestion durable des ressources marines. Des exigences nouvelles donc, qui bousculent le marché…la certification.

De nombreux labels de « pêche durable » fleurissent et brouillent le message à destination des consommateurs. Trop souvent, ces labels, créés parfois par les enseignes de la grande distribution, sont à la fois juge et partie. Quant à leurs objectifs écologiques, ils passent en deçà de l’exigence environnementale fixée par la norme de référence dans le domaine de la pêche durable : le code de conduite édité par la FAO (Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture des Nations Unies).

Aux yeux du WWF-France, le label MSC (Marine Stewardship Council) est le plus fiable. A la fois indépendant, rigoureux et transparent, il est le seul, à ce jour, à respecter les principes édictés par ce fameux code de conduite et à garantir une exploitation durable des ressources halieutiques.

Il aura fallu 2 ans de consultation internationale en collaboration étroite avec les experts du monde entier (scientifiques, pêcheurs, organisations environnementales) pour que cette riposte énergique aux problèmes de surpêche et de dégradation des écosystèmes marins voit le jour.

Conclusion : le MSC, c’est pas une maladie, mais bien un outil efficient permettant de maintenir la diversité de la vie marine en offrant de « l’écologiquement responsable ».

Bonne nouvelle, l’offre commerciale labellisée MSC commence à s’étoffer. À l’échelle planétaire, 2000 produits de la mer affichent l’écolabel bleu. Et depuis peu, une pêcherie bretonne, celle de la pêche à la bolinche pratiquée par les pêcheurs bretons et basques dans le golfe de Gascogne, s’est même embarquée dans le process, relevant le défi de cette certification ambitieuse. Au regard des trois principes du référentiel MSC, tout sera passé au crible. Bureau Veritas Certification ainsi qu’une équipe d’experts scientifiques indépendants examineront l’état des stocks et l’impact de la pêcherie sur l’écosystème tout en évaluant son système de gestion.

Didier Le Gloanec, président de l’Association des Bolincheurs de Bretagne explique : «Nous nous sommes rassemblés autour du projet de certification MSC en vue de revaloriser notre métier. Nous en sommes fiers et voulons le faire savoir au grand public ».

Certes, la sardine n’est pas soumise à quotas mais ces pêcheurs ont eux-mêmes mis en place des licences pour permettre une meilleure gestion de la ressource en limitant par exemple le nombre de bateaux et de jours en mer. Au fil des ans, ils ont travaillé à améliorer la qualité de leurs produits, grâce notamment aux cuves à eaux réfrigérées, garantissant la fraîcheur des produits jusqu’au débarquement et ce, en toute saison.

Composée de 18 bateaux, de moins de 17 mètres de long, la flotte des bolincheurs de Bretagne décharge près de 98% de ses sardines dans les ports de Concarneau, Saint-Guénolé et Douarnenez. Les poissons sont vendus sur place, sous criée, par contrat ou en vente directe. A ce propos, Didier Le Gloanec espère que la certification permettra de valoriser leurs produits et leur ouvrira les portes vers de nouveaux marchés aussi bien en France qu’à l’export.

Pour Charles Braine, Chargé du programme pêche durable au sein du WWF-France, cette initiative est évidemment très positive. « Elle devrait contribuer à freiner le processus de dégradation des océans tout en donnant l’opportunité aux bolincheurs de faire savoir qu’ils agissent depuis longtemps pour la préservation de la ressource et pour la pérennisation de l’activité ».

Du côté du Marine Stewardship Council, on applaudit à la perspective de cet adoubement. Nicolas Guichoux, directeur Europe du MSC déclare : « Nous nous réjouissons de l’entrée de la première pêcherie française dans le programme MSC et espérons qu’elle obtiendra sa certification ». Et d’ajouter : « Nous sommes heureux de voir que l’Association des Bolincheurs de Bretagne veut être l’initiatrice du projet dans l’Hexagone. Le soutien et l’engagement des pêcheurs ainsi que la mobilisation des consommateurs sont les meilleurs leviers pour inverser le déclin mondial des ressources halieutiques »… D’autant que, comme l’explique Edouard Le Bart, responsable commercial MSC pour la France, « profondément ancrée dans les traditions de pêche et dans l’histoire de la Bretagne, la sardine est très appréciée par le consommateur français ». Pêcherie emblématique du littoral breton, son entrée dans le processus de certification est donc hautement symbolique !

Au cours de ses dix années d’activité, le MSC a gagné la confiance d’un grand nombre d’acteurs de la filière pêche à travers le monde. De l’Alaska à la Norvège en passant par la Nouvelle Zélande et le Japon, le nombre de pêcheries dans le programme est en augmentation croissante. Espérons que la pêcherie de sardine à la bolinche inspirera d’autres pêcheries françaises, ouvrant la voie de la certification MSC à ses consœurs …