Archive pour la catégorie ‘Eau’

Une pêcherie bretonne sur la voie de la certification MSC

Mardi 24 février 2009

WWF : Dans un contexte de raréfaction de la ressource marine, le rétablissement des stocks de poisson requiert de sérieux efforts de la part de tous les professionnels de la filière pêche. Désormais, pour satisfaire les demandes des consommateurs et des distributeurs, non seulement les fournisseurs doivent répondre de la qualité et de la sécurité sanitaire de leurs produits, mais ils doivent aussi démontrer que leur activité a un impact limité sur l’environnement et qu’ils investissent dans la gestion durable des ressources marines. Des exigences nouvelles donc, qui bousculent le marché…la certification.

De nombreux labels de « pêche durable » fleurissent et brouillent le message à destination des consommateurs. Trop souvent, ces labels, créés parfois par les enseignes de la grande distribution, sont à la fois juge et partie. Quant à leurs objectifs écologiques, ils passent en deçà de l’exigence environnementale fixée par la norme de référence dans le domaine de la pêche durable : le code de conduite édité par la FAO (Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture des Nations Unies).

Aux yeux du WWF-France, le label MSC (Marine Stewardship Council) est le plus fiable. A la fois indépendant, rigoureux et transparent, il est le seul, à ce jour, à respecter les principes édictés par ce fameux code de conduite et à garantir une exploitation durable des ressources halieutiques.

Il aura fallu 2 ans de consultation internationale en collaboration étroite avec les experts du monde entier (scientifiques, pêcheurs, organisations environnementales) pour que cette riposte énergique aux problèmes de surpêche et de dégradation des écosystèmes marins voit le jour.

Conclusion : le MSC, c’est pas une maladie, mais bien un outil efficient permettant de maintenir la diversité de la vie marine en offrant de « l’écologiquement responsable ».

Bonne nouvelle, l’offre commerciale labellisée MSC commence à s’étoffer. À l’échelle planétaire, 2000 produits de la mer affichent l’écolabel bleu. Et depuis peu, une pêcherie bretonne, celle de la pêche à la bolinche pratiquée par les pêcheurs bretons et basques dans le golfe de Gascogne, s’est même embarquée dans le process, relevant le défi de cette certification ambitieuse. Au regard des trois principes du référentiel MSC, tout sera passé au crible. Bureau Veritas Certification ainsi qu’une équipe d’experts scientifiques indépendants examineront l’état des stocks et l’impact de la pêcherie sur l’écosystème tout en évaluant son système de gestion.

Didier Le Gloanec, président de l’Association des Bolincheurs de Bretagne explique : «Nous nous sommes rassemblés autour du projet de certification MSC en vue de revaloriser notre métier. Nous en sommes fiers et voulons le faire savoir au grand public ».

Certes, la sardine n’est pas soumise à quotas mais ces pêcheurs ont eux-mêmes mis en place des licences pour permettre une meilleure gestion de la ressource en limitant par exemple le nombre de bateaux et de jours en mer. Au fil des ans, ils ont travaillé à améliorer la qualité de leurs produits, grâce notamment aux cuves à eaux réfrigérées, garantissant la fraîcheur des produits jusqu’au débarquement et ce, en toute saison.

Composée de 18 bateaux, de moins de 17 mètres de long, la flotte des bolincheurs de Bretagne décharge près de 98% de ses sardines dans les ports de Concarneau, Saint-Guénolé et Douarnenez. Les poissons sont vendus sur place, sous criée, par contrat ou en vente directe. A ce propos, Didier Le Gloanec espère que la certification permettra de valoriser leurs produits et leur ouvrira les portes vers de nouveaux marchés aussi bien en France qu’à l’export.

Pour Charles Braine, Chargé du programme pêche durable au sein du WWF-France, cette initiative est évidemment très positive. « Elle devrait contribuer à freiner le processus de dégradation des océans tout en donnant l’opportunité aux bolincheurs de faire savoir qu’ils agissent depuis longtemps pour la préservation de la ressource et pour la pérennisation de l’activité ».

Du côté du Marine Stewardship Council, on applaudit à la perspective de cet adoubement. Nicolas Guichoux, directeur Europe du MSC déclare : « Nous nous réjouissons de l’entrée de la première pêcherie française dans le programme MSC et espérons qu’elle obtiendra sa certification ». Et d’ajouter : « Nous sommes heureux de voir que l’Association des Bolincheurs de Bretagne veut être l’initiatrice du projet dans l’Hexagone. Le soutien et l’engagement des pêcheurs ainsi que la mobilisation des consommateurs sont les meilleurs leviers pour inverser le déclin mondial des ressources halieutiques »… D’autant que, comme l’explique Edouard Le Bart, responsable commercial MSC pour la France, « profondément ancrée dans les traditions de pêche et dans l’histoire de la Bretagne, la sardine est très appréciée par le consommateur français ». Pêcherie emblématique du littoral breton, son entrée dans le processus de certification est donc hautement symbolique !

Au cours de ses dix années d’activité, le MSC a gagné la confiance d’un grand nombre d’acteurs de la filière pêche à travers le monde. De l’Alaska à la Norvège en passant par la Nouvelle Zélande et le Japon, le nombre de pêcheries dans le programme est en augmentation croissante. Espérons que la pêcherie de sardine à la bolinche inspirera d’autres pêcheries françaises, ouvrant la voie de la certification MSC à ses consœurs …

90% des cours d’eau français contiennent des pesticides

Mardi 24 février 2009

JDNE : Le Service de l’observation et des statistiques (SOeS, ex-Institut français de l’environnement) a publié vendredi 30 janvier les chiffres 2006 de la présence de pesticides dans les eaux françaises.

Du côté des eaux superficielles, 37% des points du réseau de connaissance générale ont une qualité moyenne à mauvaise. Un taux qui monte à 48% sur les points des réseaux phytosanitaires (1). Et «10% des points du réseau de connaissance générale et 15% des points des réseaux phytosanitaires ont une mauvaise qualité qui peut affecter de manière importante les équilibres écologiques», constate le service statistique.

Le bilan est meilleur pour les eaux souterraines. En 2006, 24% des points du réseau de connaissance générale et 27% des points des réseaux phytosanitaires ont une qualité médiocre à mauvaise. 1% des points du réseau de connaissance générale et aucun des points des réseaux phytosanitaires ont une mauvaise qualité.

Au total, les pesticides sont présents au moins une fois sur «90% des 1.097 points interprétables des réseaux de connaissance générale et phytosanitaires» pour les eaux souterraines, et au moins une fois sur 53% des 1.507 points des réseaux de connaissance générale en ce qui concerne les eaux souterraines.

243 substances actives différentes ont été quantifiées au moins une fois sur les 476 substances recherchées dans les eaux superficielles. Dans les eaux souterraines, 121 substances ont été détectées au moins une fois sur les 447 substances recherchées.

(1) Les réseaux de connaissance générale permettent de contrôler les ressources en eau à l’échelle nationale. Les réseaux phytosanitaires ont été mis en place en 1997 au niveau régional. Ces réseaux ont été remplacés en 2007 par un «réseau de contrôle de surveillance» et un «réseau de contrôle opérationnel», dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau.

Algues vertes : Le phénomène ne va pas à reculons

Mardi 24 février 2009

Ouest France: Depuis huit ans, le comité Halte aux marées vertes lutte contre la prolifération des algues en baie de Saint-Brieuc. Cette association comptant une centaine d’adhérents a tenu son assemblée générale. L’occasion de faire le point pour le président sortant Michel Guillemot, dont on connaîtra le successeur d’ici quelques semaines.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2008 ?

Tout d’abord, cette année a permis de révéler de façon certaine la dangerosité des algues sur nos plages par la mort de chiens à Hillion. On a également manifesté le 30 décembre contre l’épandage des boues de la société Stalaven, qui a finalement renoncé. Ces boues comportent de l’azote et sont très nocives. C’est une première victoire, mais il y a encore énormément de combats à mener. Au cours de ces douze derniers mois, nous avons ramassé 17 000 tonnes d’algues vertes. La décharge, basée à Hillion, est désormais complètement saturée et on souhaiterait une déchetterie, un site plus aux normes pour accueillir ces déchets.

Quelles actions allez-vous mener en 2009 ?

On voudrait rencontrer le préfet avec le président du conseil général et Mme la députée afin qu’ils viennent constater l’état actuel de la baie. Surtout avec la météo actuelle, on s’attend à beaucoup de lessivage, car méme si ça se voit moins, il y a encore des algues vertes l’hiver. C’est désormais un phénoméne constant et on attend une prise de conscience des politiques. Ils se mobilisent toujours pour les marées noires, mais jamais pour les marées vertes. Pourtant, le phénomè¨ne ne va pas à reculons.

Où en êtes-vous dans votre procès contre l’état ?

Nous avons porté plainte en octobre 2007 devant le tribunal administratif de Rennes en le désignant comme responsable des algues vertes. Nous avons gagné en première instance, il y a un appel en cours, et nous sommes confiants étant donné le non-respect des normes européennes sur la qualité des eaux. 80 % des lois sur l’environnement sont dictées par l’Europe, il serait temps de les respecter. Car, à titre indicatif, les frais de ramassage engendrés en 2007 s’¨élèvent à plus de 308 000euros ¡¡, subventionnés à hauteur de 269 000 euros¡ par le conseil général, le reste étant à la charge des communes.

Les zones humides auront leur groupe d’étude national

Mardi 24 février 2009

JDLE : « Suite à son déplacement dans le Calvados à l’occasion de la journée mondiale des zones humides (lundi 2 février), la nouvelle secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, a annoncé la création d’un groupe national sur le sujet. Constitué sur le modèle de gouvernance à 5 du Grenelle de l’environnement (représentants de l’Etat, partenaires sociaux, organisations syndicales et patronales, associations de la société civile et collectivités territoriales), il sera chargé de présenter un bilan des dispositions de gestion durable et des propositions de mesures incitant à la préservation et à la restauration des zones humides.

Ces zones, définies comme des zones de transition entre le milieu terrestre et le milieu aquatique, et caractérisées par la présence d’eau, en surface ou dans le sol (selon l’Observatoire national des zones humides), sont des milieux de vie très riches en termes de diversité biologique, et indispensables à la survie de nombreuses espèces animales et végétales. S’il n’en existe pas d’inventaire exhaustif, la France possède de nombreuses zones de ce type, comme la Camargue ou encore la baie du mont Saint Michel pour les plus connues. Au regard de leur importance écologique, il a d’ailleurs été prévu dans le cadre du Grenelle de l’environnement l’acquisition de 20.000 hectares de zones humides par les agences de l’eau et le Conservatoire du littoral, en vue de leur valorisation. »

Bonjour tout le monde !

Mardi 24 février 2009

Voici le nouveau blog de Côtes d’Armor Nature Environnement. Afin d’avoir une interface sympathique et l’actualité environnementale des Côtes d’Armor, de Bretagne et de France actualisée, nous avons décidé de vous mettre à disposition cet outil qui s’appelle un BLOG.

A chaque actualité, vous pouvez émettre vos avis et commentaires…soulever des enjeux environnementaux en lien avec les articles, vous faire le porte parole de projets similaires sur votre territoire…et ainsi de suite….

Nous vous attendons nombreux pour échanger sur l’actualité du moment.

Au plaisir de vous entendre!