Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Mort de Thierry Morfoisse. Marche silencieuse jeudi à Binic

Mardi 20 juillet 2010

Le comité de soutien à la famille Morfoisse organise une marche silencieuse le jeudi 22 juillet, à 16 h, à partir du parc de stationnement de la salle de l’Estran, à Binic, pour commémorer le premier anniversaire du décès de Thierry Morfoisse qui, il y a un an, succombait sur la route de Binic, au volant de son camion, après trois déchargements d’algues vertes.

COMMUNIQUÉ Contre l’amendement LE FUR

Lundi 21 juin 2010

Le 16 juin, l’Assemblée Nationale a cédé une fois de plus devant l’offensive des organisations professionnelles du cochon. À la demande de députés bretons, emmenés par M. Le Fur (UMP), un amendement relève désormais le seuil d’autorisation, pour les porcheries de 450 à 2000 places, et pour les poulaillers, de 30 000 à 40000 places. L’État se priverait ainsi d’un moyen de contrôle de la production de lisier, et ouvrirait encore plus le robinet de la pollution.

À l’heure où les marées vertes envahissent nos plages, où les algues bleues (cyanobactéries) prolifèrent dans nos rivières, cette Loi du Lisier Maximum serait une trahison des engagements pris par le gouvernement pour lutter contre ces pollutions, et une capitulation en rase-campagne devant les pollueurs.

Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à rejoindre les associations signataires, à s’opposer à cette décision en signant la pétition demandant son retrait.

Plus que jamais nous avons besoin d’elles et d’eux pour s’adresser en leur nom aux parlementaires, pour leur dire que la Bretagne n’est pas une porcherie, que c’est vers la qualité et non la quantité qu’il faut se tourner, qu’il faut diminuer le nombre de cochons ( 600 au km2 en Côtes d’Armor pour une moyenne nationale de 50), et non permettre son augmentation clandestine.

Organisons la résistance pour que l’eau de nos rivières n’ait plus l’odeur de lisier, et nos plages celle des algues vertes en décomposition.

Si cette mesure n’est pas retirée, nous demanderons à l’Europe de sanctionner la France, devenue alors un véritable État voyou en matière d’environnement.

PÉTITION sur le site : CYBERACTEURS http://www.cyberacteurs.org/

 Téléchargez le communiqué

« Le modèle agricole breton lamine et écrase »

Vendredi 2 octobre 2009

Thierry Thomas, de la Confédération paysanne, estime qu’il n’y a qu’un vrai remède contre les algues vertes : changer.

« Le modèle agricole breton, basé sur une production de masse vendue à bas prix est à bout de souffle, il ne correspond plus à aucun critère de durabilité au plan social, économique et environnemental », souligne Thierry Thomas, responsable régional du dossier environnement à la Confédération paysanne.

Le syndicaliste comprend « l’exaspération des associations de protection de l’environnement face au problème des algues vertes » mais rappelle la responsabilité collective de la société face à l’afflux des nitrates. « C’est elle qui a demandé aux agriculteurs de produire des denrées à bas prix, les maires ont délivré les permis de construire pour les élevages et les préfets les arrêtés d’exploitation. Les paysans ont leur part de responsabilité mais pas toute la responsabilité. »

Un appel aux citoyens

Thierry Thomas parle d’un modèle agricole breton « qui lamine et écrase. 17 000 emplois de chefs d’exploitation, d’aide familial ou de conjoint d’exploitant ont disparu entre 2002 et 2 007. On compte une seule installation pour cinq départs. Notre secteur est un de ceux qui rémunèrent le plus mal en France. Avec 12 000 € de revenu moyen par actif, c’est moitié moins que le revenu médian français. Les salariés de l’agroalimentaire sont aussi parmi les plus mal payés. »

En matière de l’environnement « même si des progrès ont été faits, les résultats ne sont pas à la hauteur en matière de taux de nitrates et de marée verte. On continue en particulier à surfertiliser avec des engrais organiques les parcelles de maïs. »

Thierry Thomas en appelle aux paysans pour qu’ils prennent à bras-le-corps le combat pour la reconquête de la qualité de l’eau « sinon la réglementation continuera à se durcir et on va tous souffrir. » Il en appelle aussi aux citoyens. « La société ne dit pas clairement ce qu’elle attend de nous. Si elle veut des produits de qualité respectueux de l’environnement, elle ne pourra pas continuer à la payer à des prix très bas. »

Jean-Paul LOUÉDOC (Ouest France du 2 octobre 2009) 

Valoriser le bois plutôt que chauffer

Jeudi 21 mai 2009

Bevan tost face à l’usine d’incinération Pluzunet

 

Peut-on limiter l’activité de l’incinérateur ? Bevan tost d’ar Mene Bre pense que oui, en valorisant le bois plutôt que de chauffer les serres.

 

En chauffant des serres, l’usine d’incinération sort de sa vocation. Lors d’une conférence donnée à Pluzunet, l’association Bevan tost d’ar Mene Bre a réaffirmé leur position : il faut valoriser le bois plutôt que le transformer en copeaux. Un message qui semble de plus en plus difficile à faire entendre.

Opposée à l’usine d’incinération depuis le départ, l’association environnementale avait obtenu d’intégrer la CLIS, la Commission Locale d’Information et de Surveillance de l’usine. Non sans effet sur le traitement de la dioxine notamment. Mais, depuis 2008, l’association estime être « muselée ».

« L’ambiance était à la coopération, dans un climat sérieux mais, curieusement, en 2008, il n’y a pas eu de deuxième réunion annuelle, décrit son président Léon Mériaux. Le 24 avril dernier, j’ai posé des questions mais le sous-préfet m’a dit que c’était hors sujet… Personnellement, je n’accepte pas d’afficher ma présence comme simple chambre d’enregistrement. »

Une « ressourcerie » pour le bois

Léon Mériaux a adressé une lettre ouverte au sous-préfet. Stéphan de Ribou ne souhaite pas « s’engager dans un débat stérile ». Le sous-préfet préfère mettre en avant la « très bonne gestion de Valorys », certain qu’il reste encore de la chaleur à valoriser dans le traitement des déchets. Le SMITRED (1), en permettant de récupérer cette source de chaleur qui partirait dans l’atmosphère, limite ainsi les coûts de l’incinération.

boisLimiter l’activité de l’incinérateur, est-ce possible ? s’interrogent les membres de Bevan tost ar Mene Bre.

L’écart est grand avec la réflexion de Bevan tost quant à la politique menée par le SMITRED. Soutenus par Thierry Dereux, président du Côtes d’Armor Environnement, les membres du bureau sont persuadés que l’on peut limiter l’activité de l’usine d’incinération en valorisant plus de déchets, comme le bois.

« Nous pourrions mettre en place une « ressourcerie » et offrir quelques emplois en récupérant ce bois plutôt que le transformer en copeaux, d’autant que ces copeaux sont expédiés dans le Morbihan et la région de Rouen », s’étonne Léon Mériaux. « Nous pourrions employer quelques personnes qui enlèveraient les clous », renchérit le président de Côte d’Armor Environnement. Reste à savoir si les éléments de bois peuvent vraiment être valorisés.

Les membres de Bevan tost estiment que la chaleur produite par l’incinérateur est insuffisante pour chauffer les serres. Ce serait pour cette raison que seraient proposés de nouveaux systèmes de combustion venant en complément des déchets brûlés par l’incinérateur.

Ils s’opposent à la surenchère de chauffage, inutile selon eux : « Nous nous sommes rendus compte l’an dernier que le syndicat sortait de son rôle d’intérêt général, qui est d’éliminer les ordures ménagères, souligne Léon Mériaux. Implanter une zone de serres n’est pas sa vocation. »

Étienne Royer

(1) Syndicat mixte intercommunal pour le tri et l’élimination des déchets.

 

Staes Claire (Le Trégor, jeudi 21 Mai 2009)