Archive pour la catégorie ‘Santé-Environnement’

Maternité porcine : dimanche une fête pour dire non

Vendredi 7 mai 2010

« Le 8 avril, le préfet des Côtes-d’Armor convoque tous les médias pour annoncer qu’il va donner son accord а l’implantation de la maternité porcine, car ses services n’ont pas trouvé une seule faille dans les dossiers. Il signe l’arrêté d’autorisation d’exploiter le 14 avril. »

Dans un communiqué reprenant toute cette affaire, l’association « Sous le vent les pieds sur terre », concluait avec ces deux lignes.

Depuis elle étudie tous les recours possibles et devrait confirmer dimanche lors du rassemblement, son intention de porter l’affaire devant le tribunal administratif.

Dimanche, grand rassemblement avec une partie fête et de nombreux artistes : Soig Sibéril, Cédric le Bozec, Mona Jaouen, Patrick Molard, les Frères Morvan, Jean Kergrist…

Les interventions :

16 h 25 : Sylvie Gourdon, présidente de l’association, André Ollivro et le professeur Lesné ;

17 h : Eau et Rivières de Bretagne avec Jean-Paul Guyomarch, Confédération paysanne avec Jean Cabaret et Thierry Dereux ;

18 h 20 : Yves Marie le Lay et René Louail avec Mona Bras élus du conseil régional.

Journal Ouest-France du vendredi 7 mai 2010

Entrée libre

Trébrivan
Place de la mairie
le dimanche 9 mai à 16 heures
En cas de pluie, salle polyvalente.

« Le modèle agricole breton lamine et écrase »

Vendredi 2 octobre 2009

Thierry Thomas, de la Confédération paysanne, estime qu’il n’y a qu’un vrai remède contre les algues vertes : changer.

« Le modèle agricole breton, basé sur une production de masse vendue à bas prix est à bout de souffle, il ne correspond plus à aucun critère de durabilité au plan social, économique et environnemental », souligne Thierry Thomas, responsable régional du dossier environnement à la Confédération paysanne.

Le syndicaliste comprend « l’exaspération des associations de protection de l’environnement face au problème des algues vertes » mais rappelle la responsabilité collective de la société face à l’afflux des nitrates. « C’est elle qui a demandé aux agriculteurs de produire des denrées à bas prix, les maires ont délivré les permis de construire pour les élevages et les préfets les arrêtés d’exploitation. Les paysans ont leur part de responsabilité mais pas toute la responsabilité. »

Un appel aux citoyens

Thierry Thomas parle d’un modèle agricole breton « qui lamine et écrase. 17 000 emplois de chefs d’exploitation, d’aide familial ou de conjoint d’exploitant ont disparu entre 2002 et 2 007. On compte une seule installation pour cinq départs. Notre secteur est un de ceux qui rémunèrent le plus mal en France. Avec 12 000 € de revenu moyen par actif, c’est moitié moins que le revenu médian français. Les salariés de l’agroalimentaire sont aussi parmi les plus mal payés. »

En matière de l’environnement « même si des progrès ont été faits, les résultats ne sont pas à la hauteur en matière de taux de nitrates et de marée verte. On continue en particulier à surfertiliser avec des engrais organiques les parcelles de maïs. »

Thierry Thomas en appelle aux paysans pour qu’ils prennent à bras-le-corps le combat pour la reconquête de la qualité de l’eau « sinon la réglementation continuera à se durcir et on va tous souffrir. » Il en appelle aussi aux citoyens. « La société ne dit pas clairement ce qu’elle attend de nous. Si elle veut des produits de qualité respectueux de l’environnement, elle ne pourra pas continuer à la payer à des prix très bas. »

Jean-Paul LOUÉDOC (Ouest France du 2 octobre 2009) 

Mise en place de la mission interministérielle pour proposer un plan de lutte contre les algues

Mercredi 16 septembre 2009

Le Premier ministre François Fillon avait annoncé le 20 Août, lors de son déplacement à Saint-Michel en Grève, dans les Côtes d’Armor, accompagné de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, le lancement d’une mission interministérielle chargée de proposer un plan de lutte contre les algues vertes qui touchent de façon récurrente certaines côtes françaises.

 

Cette mission interministérielle qui mobilisera les ministères en charge de l’Environnement et du Développement durable, de l’Intérieur, de la Santé, de l’Alimentation, de l’Agriculture, et de la Pêche, est aujourd’hui mise en place. Elle est composée de :

 

Monsieur Philippe Quevremont, ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts, au titre du Conseil général de l’environnement et du développement durable ;

Madame Dominique Dalmas, inspectrice générale de l’administration, au titre de l’Inspection générale de l’administration ;

Monsieur Roland Moreau, inspecteur général des affaires sociales, au titre de l’Inspection générale des affaires sociales ;

Monsieur Vincent Frey, ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts, au titre du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux.

 

Cette mission étudiera l’ampleur du phénomène des marées vertes et des risques associés, en veillant à identifier les lacunes existantes en matière de connaissances scientifiques, notamment en matière de risques sanitaires. Elle dressera également un état et fera des propositions sur les dispositifs existants de collecte et de traitement des algues vertes, en examinant notamment les filières possibles de traitement des algues. Finalement, elle aura pour mission d’évaluer et de proposer des actions en matière de prévention des marées vertes, notamment en étudiant les actions qui, dans les bassins versants concernés, permettront de réduire les rejets de nitrates dans les cours d’eau.

 

La mission interministérielle participera, avec le Préfet de région Bretagne, à la définition d’un programme d’action renforcé de prévention des marées vertes sur les baies de Saint Brieuc et de Lannion.

 

Le Premier ministre a demandé que les conclusions de cette mission lui soient rendues sous trois mois.

Conférence-débat sur les algues vertes

Mardi 15 septembre 2009

Sauvegarde du Trégor, et le Collectif Urgence Marées Vertes organisent une conférence sur le thème « Marées vertes et émanations toxiques » et sur les effets de l’hydrogène sur la santé. L’intervenant invité mercredi soir sera le docteur Claude Lesné, du CNRS et au département santé publique de l’université de Rennes 1. La conférence sera suivie d’un débat. Ce mercredi, à 20 h 15, centre Savidan, Lannion. (Ouest France 15 septembre 2009)

Un collectif « Marées vertes urgence » créé

Jeudi 27 août 2009

Un collectif « Marées vertes urgence » a été créé lundi 24 août dans les locaux de la Fédération Côtes-d’Armor Nature Environnement. « Il aura pour objectif de faire pression sur l’État pour qu’il tienne ses promesses, d’accompagner les plaintes contre l’État, d’être force de propositions, de préparer les manifestations des 26 et 27 septembre, mais aussi de rappeler qu’au-delà des plages d’Hillion et Saint-Michel-en-Grève, l’invasion des algues vertes est aussi d’ampleur régionale, malheureusement. »

 

Sont présents dans ce collectif : Halte aux Marées Vertes, Sauvegarde du Tregor, Vivarmor Nature, Bretagne Vivante, De la source à la mer, A.V.E.C., Terre et Mer, Eau et Rivières de Bretagne, A.C.A.P., Côtes d’Armor Nature Environnement (Ouest France 27 août 2009)

André Ollivro aidé par Côtes-d’Armor Nature environnement

Samedi 22 août 2009
Côtes-d’Armor Nature Environnement apporte tout son soutien à André Ollivro, porte-parole de l’association Halte aux marées vertes, victime d’intimidations et de menaces. Les associations locales alertent les pouvoirs publics depuis de nombreuses années sur la prolifération des algues vertes. « Elles ont énormément travaillé sur le sujet et sont constamment confrontées à l’hostilité ouverte de certains agriculteurs. Il faut du courage pour militer dans ces conditions », souligne Thierry Dereux, président de Côtes-d’Armor Nature Environnement.

« De notre côté, nous leur apportons tout notre soutien, moral, mais aussi logistique, en les appuyant dans leurs démarches administratives, juridiques, continue-t-il. Nous souhaitons accompagner André Ollivro dans ses plaintes et réfléchir à la suite des événements. » Et Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, d’ajouter : « Nous soutenons pleinement le combat mené avec courage par les militants des Côtes-d’Armor contre les marées vertes. Nous accompagnerons si besoin André Ollivro pour saisir la justice. » (Ouest France, 22 août 2009)

Enquêtes publiques. Une annonce inquiète plusieurs associations

Jeudi 21 mai 2009

La fédération de Côtes-d’Armor nature environnement s’inquiète de la possible suppression des enquêtes publiques annoncée par Patrick Devedjian, à l’occasion d’un point d’étape sur la mise en oeuvre du plan de relance. Cette annonce intervient à la suite d’une réforme votée au mois de janvier «qui assouplit déjà les conditions d’autorisation des activités industrielles au détriment de la protection de l’environnement», commente ThierryDereux, président de Côtes-d’Armor nature environnement, dans un communiqué.

Parlant de «réforme irrationnelle», Thierry Dereux juge que le relèvement du seuil de déclenchement des enquêtes publiques permettra «l’autorisation d’un maximum de projets à risques sans concertation et information du public (riverains, associations, élus, etc.)». Pour Sébastien Genest, président de France nature environnement, «la création des enquêtes publiques environnementales par la loi Bouchardeau du 12 juillet 1983 est un progrès démocratique pour lequel les associations se sont battues. Sa remise en cause est un scandale!».

Un plan de relance «gris foncé»

Pour ce dernier, «cette annonce, réalisée sans aucune consultation préalable, n’a aucun intérêt, ni économique, ni écologique. Pire, elle sous-entend que l’écologie ne rime pas avec économie, cette vieille erreur que les acteurs du Grenelle avaient pourtant enterrée. Décidément, certains font tout pour que ce plan de relance ne soit pas vert, mais bien gris foncé». Côtes-d’Armor nature environnement et FNE ne nient pas la maigre participation citoyenne à certaines enquêtes. «À l’évidence, le public a parfois l’impression que les jeux sont faits et les projets ficelés avant même la consultation. De plus, pendant l’enquête publique, les conditions de participation et d’accès à l’information pourraient être grandement améliorées…». (Télégramme, jeudi 21 mai 2009)

L’émission Thalassa « accélère la prise de conscience »

Mardi 21 avril 2009

Thierry Dereux, président de la fédération de Côtes-d’Armor Nature Environnement, réagit à l’émission Thalassa diffusée le 10 avril sur France 3 : « La somme des pollutions dénoncées dans notre département est impressionnante et a choqué un certain nombre de téléspectateurs. Rappelons qu’il y a deux ans, un numéro de Thalassa montrait exclusivement des aspects positifs, sans dévoiler les dessous de l’image. Habitants permanents ou saisonniers, nous sommes tous des citoyens responsables. Il est temps de ne plus se cacher la tête dans le sable. Les problèmes environnementaux et sanitaires (pollution de l’eau, algues vertes) sont bien là. Il est à l’honneur d’une émission de service public d’accélérer la prise de conscience afin que des mesures efficaces soient prises. Il est à souhaiter que les polémiques nées de ces reportages permettent qu’enfin image et réalité ne fassent plus qu’un. » (Ouest France, 22 avril 2009)

Semaine du Développement Durable: Faire de ses achats, un vote quotidien pour la planète !

Mercredi 1 avril 2009

La 7e édition de la Semaine du développement durable commence demain 1er avril. Plus de 4.000 manifestations seront organisées dans toute la France pendant 7 jours pour encourager les citoyens à agir au quotidien en consommant  »durable ».

caddie

Organisée par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT), la Semaine du développement durable se tiendra du 1er au 7 avril 2009 et aura pour thème, dans la continuité de 2008, la Consommation durable. Cette semaine se déroule chaque année et mobilise tous les acteurs pour informer et sensibiliser le public aux 3 composantes (environnement, économie et social) du développement durable et sur leur nécessaire complémentarité. Cette opération permet de motiver et de soutenir des changements de comportements pour un passage à l’acte, en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

Consommer autrement, c’est aussi faire des économies

Alors qu’en France, 360 kg de déchets sont produits par an et par habitant et que les transports représentent 35 % des émissions de CO2, il s’agit de faire des économies en consommant autrement et agir pour le développement durable au quotidien.

Animations en Bretagne

Vous trouverez toutes les animations organisées pendant la Semaine du Développement Durable sur le lien suivant:

http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/sdd/spip.php?page=spip

Le «Grenelle» de la téléphonie mobile aura lieu le 26 mars

Vendredi 6 mars 2009

JDLE: La table ronde sur les impacts sanitaires potentiels des téléphones mobiles et des antennes-relais, initialement prévue pour le 19 mars prochain, aura finalement lieu le 26, selon une dépêche AFP.

Cette annonce survient alors que Bouygues Telecom et SFR ont été condamnés à démonter des antennes-relais, le 4 et le 16 février, notamment en raison des incertitudes quant à leur impact sanitaire (1, 2).

La table ronde réunira opérateurs, élus locaux, associations et profeimage-antennessionnels de santé. Elle sera pilotée par la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, en liaison avec la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno et la secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre François Fillon souhaite que cette table ronde «Radiofréquences, santé et environnement» fasse la distinction entre téléphone et antenne, selon un article du Nouvel Observateur. Le gouvernement partirait du principe que «l’hypothèse d’un risque pour la santé» des riverains d’antennes «ne peut être retenue en l’état actuel des connaissances scientifiques», mais que «l’approche de précaution paraît justifiée» pour les téléphones mobiles, précise le Figaro. Nathalie Kosciusko-Morizet, à l’origine de cette idée de «Grenelle des ondes», estime que régler ce dossier devant les tribunaux serait la pire des solutions.

L’Académie de médecine a également réagi aux décisions judiciaires. Elle indique que les antennes ne présentent aucun risque démontré et met en garde contre une «interprétation subjective du principe de précaution». «Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables: être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que téléphoner avec un portable pendant 30 secondes», relève-t-elle dans son communiqué. Or, à ces niveaux d’exposition, aucun effet sur la santé ne serait connu, selon la société savante qui rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Scenihr (3) ont conclu à l’absence de risque des antennes. L’Académie de médecine s’étonne par ailleurs que «l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles puisse s’appuyer sur une erreur scientifique manifeste en prenant en compte le ‘risque démontré’ de champs d’extrêmement basse fréquence émis par ces antennes de téléphonie mobile [alors qu’elles] émettent exclusivement en haute fréquence».