Archive pour la catégorie ‘Santé-Environnement’

Le «Grenelle» de la téléphonie mobile aura lieu le 26 mars

Vendredi 6 mars 2009

JDLE: La table ronde sur les impacts sanitaires potentiels des téléphones mobiles et des antennes-relais, initialement prévue pour le 19 mars prochain, aura finalement lieu le 26, selon une dépêche AFP.

Cette annonce survient alors que Bouygues Telecom et SFR ont été condamnés à démonter des antennes-relais, le 4 et le 16 février, notamment en raison des incertitudes quant à leur impact sanitaire (1, 2).

La table ronde réunira opérateurs, élus locaux, associations et profeimage-antennessionnels de santé. Elle sera pilotée par la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, en liaison avec la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno et la secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre François Fillon souhaite que cette table ronde «Radiofréquences, santé et environnement» fasse la distinction entre téléphone et antenne, selon un article du Nouvel Observateur. Le gouvernement partirait du principe que «l’hypothèse d’un risque pour la santé» des riverains d’antennes «ne peut être retenue en l’état actuel des connaissances scientifiques», mais que «l’approche de précaution paraît justifiée» pour les téléphones mobiles, précise le Figaro. Nathalie Kosciusko-Morizet, à l’origine de cette idée de «Grenelle des ondes», estime que régler ce dossier devant les tribunaux serait la pire des solutions.

L’Académie de médecine a également réagi aux décisions judiciaires. Elle indique que les antennes ne présentent aucun risque démontré et met en garde contre une «interprétation subjective du principe de précaution». «Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables: être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que téléphoner avec un portable pendant 30 secondes», relève-t-elle dans son communiqué. Or, à ces niveaux d’exposition, aucun effet sur la santé ne serait connu, selon la société savante qui rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Scenihr (3) ont conclu à l’absence de risque des antennes. L’Académie de médecine s’étonne par ailleurs que «l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles puisse s’appuyer sur une erreur scientifique manifeste en prenant en compte le ‘risque démontré’ de champs d’extrêmement basse fréquence émis par ces antennes de téléphonie mobile [alors qu’elles] émettent exclusivement en haute fréquence».

Algues vertes : Le phénomène ne va pas à reculons

Mardi 24 février 2009

Ouest France: Depuis huit ans, le comité Halte aux marées vertes lutte contre la prolifération des algues en baie de Saint-Brieuc. Cette association comptant une centaine d’adhérents a tenu son assemblée générale. L’occasion de faire le point pour le président sortant Michel Guillemot, dont on connaîtra le successeur d’ici quelques semaines.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2008 ?

Tout d’abord, cette année a permis de révéler de façon certaine la dangerosité des algues sur nos plages par la mort de chiens à Hillion. On a également manifesté le 30 décembre contre l’épandage des boues de la société Stalaven, qui a finalement renoncé. Ces boues comportent de l’azote et sont très nocives. C’est une première victoire, mais il y a encore énormément de combats à mener. Au cours de ces douze derniers mois, nous avons ramassé 17 000 tonnes d’algues vertes. La décharge, basée à Hillion, est désormais complètement saturée et on souhaiterait une déchetterie, un site plus aux normes pour accueillir ces déchets.

Quelles actions allez-vous mener en 2009 ?

On voudrait rencontrer le préfet avec le président du conseil général et Mme la députée afin qu’ils viennent constater l’état actuel de la baie. Surtout avec la météo actuelle, on s’attend à beaucoup de lessivage, car méme si ça se voit moins, il y a encore des algues vertes l’hiver. C’est désormais un phénoméne constant et on attend une prise de conscience des politiques. Ils se mobilisent toujours pour les marées noires, mais jamais pour les marées vertes. Pourtant, le phénomè¨ne ne va pas à reculons.

Où en êtes-vous dans votre procès contre l’état ?

Nous avons porté plainte en octobre 2007 devant le tribunal administratif de Rennes en le désignant comme responsable des algues vertes. Nous avons gagné en première instance, il y a un appel en cours, et nous sommes confiants étant donné le non-respect des normes européennes sur la qualité des eaux. 80 % des lois sur l’environnement sont dictées par l’Europe, il serait temps de les respecter. Car, à titre indicatif, les frais de ramassage engendrés en 2007 s’¨élèvent à plus de 308 000euros ¡¡, subventionnés à hauteur de 269 000 euros¡ par le conseil général, le reste étant à la charge des communes.

Mercure dans l’industrie : FNE tire le signal d’alarme

Mardi 24 février 2009

Actu Env : « France Nature Environnement a publié jeudi 12 fevrier 09, les résultats d’une étude sur les dangers du Mercure dans l’industrie. Le constat est sans appel : certains sites industriels affichent des émissions de Mercure préoccupantes. Après les PCB, le Mercure ?

Jouer le rôle de lanceur d’alerte, tel était l’objectif de la fédération France Nature Environnement en réalisant une étude sur les rejets de Mercure aux abords de quatre sites industriels français. En réalisant des mesures spontanées autour de ces sites, FNE n’entendait pas donner une vision d’ensemble de la situation en France mais alerter les pouvoirs publics et les entreprises sur les risques liés au mercure. Le constat est sans appel : les rejets observés apparaissent préoccupants pour l’homme et l’environnement. Un message entendu par le gouvernement : le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (MEEDDAT) a déclaré dans un communiqué paru mercredi avoir pris connaissance avec grand intérêt du dossier établi par France Nature Environnement sur l’utilisation du Mercure dans l’industrie et souligne l’importance du travail de collecte d’informations ainsi réalisé.

Rapport du FNE : des résultats préoccupants

Les relevés effectués par FNE aux abords de quatre sites industriels français présentent des résultats mitigés. Pour Solvay électrolyse à Tavaux dans le Jura et Arkema Lavera dans les Bouches du Rhône, les mesures ne démontrent pas de valeurs significatives. La concentration de Mercure dans l’air autour de ces deux sites ne dépassait pas 5ng/m3 dans l’air, note le rapport. Par contre, sur le site de SPC Harbonnières dans la Somme, les résultats présentent des taux importants de concentration dans l’air de manière continue (400 ng/m3 air) avec quelques pics de rejets importants, supérieurs à 1.000 ng/m3 air. Le site Arkema à Jarrie (Isère) apparaît le plus préoccupant avec quelques pics atteignant 20.000 ng/m3 air, soit 20 fois la dose maximale admise par l’organisation mondiale de la santé (OMS). FNE a fait état d’une mesure ponctuelle anormale de Mercure dans l’atmosphère à proximité de l’usine ARKEMA de Jarrie (Isère). Même si les mesures réalisées antérieurement sur ce même site n’avaient jamais conduit à détecter de telles anomalies, l’inspection des installations classées (DRIRE Rhône-Alpes) a proposé à FNE de mener au printemps 2009 une campagne de mesures conjointe avec l’industriel et l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air, selon un protocole scientifiquement établi et agréé par les différentes parties, précise le communiqué de presse du MEEDDAT. Chantal Jouanno, la secrétaire d’État à l’écologie, a demandé au préfet de l’Isère de réunir, dès la semaine prochaine, un comité de pilotage afin que cette campagne ait lieu sans attendre.

Un décalage entre la décision publique et la réalité sur le terrain, selon FNE

La dangerosité du Mercure est reconnue depuis de très nombreuses années. Que ce soit par inhalation, par contact cutané dans le cas du méthylmercure ou par ingestion de denrées contaminées (le Mercure se stocke par exemple ans la graisse des poissons), le Mercure s’avère toxique, même à faible dose. Maladies immunologiques, cardiovasculaires, rénales ou neurologiques peuvent être la conséquence d’une exposition à de faibles concentrations.

S’il est naturellement présent dans l’atmosphère, le Mercure est historiquement concentré dans des objets du quotidien : baromètres, thermomètres, matériel médical, amalgame dentaire… L’industrie de l’or, du charbon, la cimenterie et l’industrie du chlore rejettent potentiellement du mercure. En France, les autorités publiques ont interdit la vente en 1998, puis leur utilisation dans les hôpitaux en 1999, de thermomètres à mercure. Mais en 2000, on estime qu’il y avait encore 15 millions de thermomètres à Mercure chez les particuliers. L’Union européenne a interdit plus tardivement les instruments au mercure, en juillet 2007, avec une entrée en vigueur au plus tard au premier semestre 2009.

L’industrie du chlore, objet de l’étude présentée par FNE, représente en France environ 8 % du total des émissions nationales selon des chiffres communiqués par le MEEDDAT. Six sites industriels sont concernés. Si les pouvoirs publics avaient décidé en 1998 de la suppression des cellules à Mercure dans cette industrie en 2010, cette décision a été reportée à 2019. Le ministère du développement durable a confirmé la décision prise en 2007 de fixer à 2019 l’interdiction de l’utilisation des électrolyses à cathode de mercure et précise que cette décision a été assortie d’une obligation de réduction supplémentaire des rejets de mercure dans l’air, dans l’eau et dans les produits de chacune de ces installations. En moyenne nationale, la réduction sera égale à 30 % entre 2005 et 2011. Ces émissions avaient déjà diminué de plus de 80 % depuis les années 90.

Ce report est regretté par FNE qui affirme qu’il existe dès aujourd’hui et depuis de nombreuses années des alternatives aux processus actuellement utilisés dans l’industrie. De plus, ces processus consomment 30 % d’énergies en moins que les procédés actuellement utilisés, note Elena Lymberidi, du Bureau européen de l’environnement.

Pour Arnaud Gossement, porte-parole du FNE, il y a un décalage entre la décision publique et la réalité sur le terrain. Le ministre a affiché une volonté de dialoguer, c’est bien. Mais il affirme que changer les procédés coûterait trop cher. Il faut que nous commencions à parler du coût de l’absence de protection de l’environnement plutôt que du coût pour les industriels!

Dans ce contexte, Chantal Jouanno et Jean Louis Borloo ont finalement annoncé jeudi, qu’ils allaient rouvrir le dossier relatif à ce report en commençant par réunir les industriels concernés, pour qu’ils présentent les échéances auxquelles ils prévoient de faire évoluer leur procédé. Le Ministère rappelle encore que les efforts réalisés pour réduire les rejets de Mercure dans l’environnement doivent évidemment être poursuivis : le nouveau Plan national santé environnement, prévu par le Grenelle de l’environnement et actuellement en cours de préparation, devrait ainsi conduire à une nouvelle réduction des rejets industriels de mercure d’ici à 2015 de 50 % dans l’eau et de 30 % dans l’atmosphère. Pour ce faire, la secrétaire d’État a déclaré dans un communiqué, vouloir mettre en place dans les plus brefs délais, un groupe de travail, avec les 5 parties du Grenelle, pour proposer des modalités concrètes permettant d’atteindre cet objectif. »

Bonjour tout le monde !

Mardi 24 février 2009

Voici le nouveau blog de Côtes d’Armor Nature Environnement. Afin d’avoir une interface sympathique et l’actualité environnementale des Côtes d’Armor, de Bretagne et de France actualisée, nous avons décidé de vous mettre à disposition cet outil qui s’appelle un BLOG.

A chaque actualité, vous pouvez émettre vos avis et commentaires…soulever des enjeux environnementaux en lien avec les articles, vous faire le porte parole de projets similaires sur votre territoire…et ainsi de suite….

Nous vous attendons nombreux pour échanger sur l’actualité du moment.

Au plaisir de vous entendre!