Archive pour le mot-clef ‘algues vertes’

Jean-Luc Kokel focalise sur les algues vertes

Mercredi 1 avril 2009

Ouest france:

Auteur photographe depuis huit ans, amoureux de la Bretagne, il vient de s’installer à Plerneuf.

Jean-Luc Kokel, auteur-photographe installé à Plerneuf, vient de se distinguer aux Photographies de l’année, concours national ouvert à tous les professionnels. Il termine troisième dans la catégorie environnement avec un cliché d’algues vertes ! (voir photo ci contre). « Je suis installé en Bretagne depuis un peu plus d’un an. J’avais entendu parler du phénomène des algues vertes mais je n’en mesurais pas l’importance ! C’est en retournant à Planguenoual en été, où j’étais venu faire des prises de vue en hiver, que j’ai découvert ce que c’était : il y en avait partout, c’était impressionnant. »

« Je vois les choses à travers la photo »

algue

Si Jean-Luc Kokel n’avait pas encore été confronté  aux algues vertes c’est parce qu’il est installé depuis peu de temps en Bretagne. Originaire de Croix, dans le Nord, ce « pur Ch’ti flamand », comme il le souligne en souriant a pratiqué durant de nombreuses années la photographie opthalmologique au CHRU de Lille. Une spécialité très technique dans laquelle on emploie de multiples procédés de prises de vue et d’exploration. « Je pratique la photographie depuis l’âge de 17 ans. Je ne sais pas écrire, pas dessiner. Je vois les choses à travers la photo. » À l’âge de 52 ans, il fait le grand saut, quitte le CHU et s’installe à Brives, en Corrèze, comme auteur-photographe, où il fera beaucoup de photos aériennes pour le conseil général. Jean-Luc Kokel confie ne pas trop pratiquer le portrait. « C’est pas mon truc. J’ai toujours l’impression de voler quelque chose. » Il aime plutôt photographier des graphismes, l’architecture, les paysages. « Il ne faut pas croire, faire un beau paysage ce n’est pas si facile. »

Au bout de sept ans, las des « ciels soit bleus soit couverts de Corrèze », il part s’installer en Bretagne. Pourquoi la Bretagne ? Parce qu’il en est tombé amoureux gamin, quand il avait 12 ans, lors de vacances avec ses parents à Saint-Lunaire. Parce que la Bretagne offre des lumières magnifiques toute l’année, parce qu’il aime les gens d’ici, leur culture. « Je sillonne la Bretagne afin de faire des prises de vue de spectacles, de festoù-noz, danseurs, musiciens… » Et à la question : pourquoi n’est-il pas venu avant ? Il répond : « Je n’étais probablement pas prêt, sinon je m’y serai installé avant. »

Algues vertes : Le phénomène ne va pas à reculons

Mardi 24 février 2009

Ouest France: Depuis huit ans, le comité Halte aux marées vertes lutte contre la prolifération des algues en baie de Saint-Brieuc. Cette association comptant une centaine d’adhérents a tenu son assemblée générale. L’occasion de faire le point pour le président sortant Michel Guillemot, dont on connaîtra le successeur d’ici quelques semaines.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2008 ?

Tout d’abord, cette année a permis de révéler de façon certaine la dangerosité des algues sur nos plages par la mort de chiens à Hillion. On a également manifesté le 30 décembre contre l’épandage des boues de la société Stalaven, qui a finalement renoncé. Ces boues comportent de l’azote et sont très nocives. C’est une première victoire, mais il y a encore énormément de combats à mener. Au cours de ces douze derniers mois, nous avons ramassé 17 000 tonnes d’algues vertes. La décharge, basée à Hillion, est désormais complètement saturée et on souhaiterait une déchetterie, un site plus aux normes pour accueillir ces déchets.

Quelles actions allez-vous mener en 2009 ?

On voudrait rencontrer le préfet avec le président du conseil général et Mme la députée afin qu’ils viennent constater l’état actuel de la baie. Surtout avec la météo actuelle, on s’attend à beaucoup de lessivage, car méme si ça se voit moins, il y a encore des algues vertes l’hiver. C’est désormais un phénoméne constant et on attend une prise de conscience des politiques. Ils se mobilisent toujours pour les marées noires, mais jamais pour les marées vertes. Pourtant, le phénomè¨ne ne va pas à reculons.

Où en êtes-vous dans votre procès contre l’état ?

Nous avons porté plainte en octobre 2007 devant le tribunal administratif de Rennes en le désignant comme responsable des algues vertes. Nous avons gagné en première instance, il y a un appel en cours, et nous sommes confiants étant donné le non-respect des normes européennes sur la qualité des eaux. 80 % des lois sur l’environnement sont dictées par l’Europe, il serait temps de les respecter. Car, à titre indicatif, les frais de ramassage engendrés en 2007 s’¨élèvent à plus de 308 000euros ¡¡, subventionnés à hauteur de 269 000 euros¡ par le conseil général, le reste étant à la charge des communes.