Archive pour le mot-clef ‘Eau’

90% des cours d’eau français contiennent des pesticides

Mardi 24 février 2009

JDNE : Le Service de l’observation et des statistiques (SOeS, ex-Institut français de l’environnement) a publié vendredi 30 janvier les chiffres 2006 de la présence de pesticides dans les eaux françaises.

Du côté des eaux superficielles, 37% des points du réseau de connaissance générale ont une qualité moyenne à mauvaise. Un taux qui monte à 48% sur les points des réseaux phytosanitaires (1). Et «10% des points du réseau de connaissance générale et 15% des points des réseaux phytosanitaires ont une mauvaise qualité qui peut affecter de manière importante les équilibres écologiques», constate le service statistique.

Le bilan est meilleur pour les eaux souterraines. En 2006, 24% des points du réseau de connaissance générale et 27% des points des réseaux phytosanitaires ont une qualité médiocre à mauvaise. 1% des points du réseau de connaissance générale et aucun des points des réseaux phytosanitaires ont une mauvaise qualité.

Au total, les pesticides sont présents au moins une fois sur «90% des 1.097 points interprétables des réseaux de connaissance générale et phytosanitaires» pour les eaux souterraines, et au moins une fois sur 53% des 1.507 points des réseaux de connaissance générale en ce qui concerne les eaux souterraines.

243 substances actives différentes ont été quantifiées au moins une fois sur les 476 substances recherchées dans les eaux superficielles. Dans les eaux souterraines, 121 substances ont été détectées au moins une fois sur les 447 substances recherchées.

(1) Les réseaux de connaissance générale permettent de contrôler les ressources en eau à l’échelle nationale. Les réseaux phytosanitaires ont été mis en place en 1997 au niveau régional. Ces réseaux ont été remplacés en 2007 par un «réseau de contrôle de surveillance» et un «réseau de contrôle opérationnel», dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau.

Algues vertes : Le phénomène ne va pas à reculons

Mardi 24 février 2009

Ouest France: Depuis huit ans, le comité Halte aux marées vertes lutte contre la prolifération des algues en baie de Saint-Brieuc. Cette association comptant une centaine d’adhérents a tenu son assemblée générale. L’occasion de faire le point pour le président sortant Michel Guillemot, dont on connaîtra le successeur d’ici quelques semaines.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2008 ?

Tout d’abord, cette année a permis de révéler de façon certaine la dangerosité des algues sur nos plages par la mort de chiens à Hillion. On a également manifesté le 30 décembre contre l’épandage des boues de la société Stalaven, qui a finalement renoncé. Ces boues comportent de l’azote et sont très nocives. C’est une première victoire, mais il y a encore énormément de combats à mener. Au cours de ces douze derniers mois, nous avons ramassé 17 000 tonnes d’algues vertes. La décharge, basée à Hillion, est désormais complètement saturée et on souhaiterait une déchetterie, un site plus aux normes pour accueillir ces déchets.

Quelles actions allez-vous mener en 2009 ?

On voudrait rencontrer le préfet avec le président du conseil général et Mme la députée afin qu’ils viennent constater l’état actuel de la baie. Surtout avec la météo actuelle, on s’attend à beaucoup de lessivage, car méme si ça se voit moins, il y a encore des algues vertes l’hiver. C’est désormais un phénoméne constant et on attend une prise de conscience des politiques. Ils se mobilisent toujours pour les marées noires, mais jamais pour les marées vertes. Pourtant, le phénomè¨ne ne va pas à reculons.

Où en êtes-vous dans votre procès contre l’état ?

Nous avons porté plainte en octobre 2007 devant le tribunal administratif de Rennes en le désignant comme responsable des algues vertes. Nous avons gagné en première instance, il y a un appel en cours, et nous sommes confiants étant donné le non-respect des normes européennes sur la qualité des eaux. 80 % des lois sur l’environnement sont dictées par l’Europe, il serait temps de les respecter. Car, à titre indicatif, les frais de ramassage engendrés en 2007 s’¨élèvent à plus de 308 000euros ¡¡, subventionnés à hauteur de 269 000 euros¡ par le conseil général, le reste étant à la charge des communes.