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Fermeture du centre de tri des Chatelets pour six mois…

Vendredi 6 mars 2009

Ouest France: Fermeture du centre des Chatelets pour six mois, hausse du coùt de traitement des ordures,baisse des recettes liées au tri sélectif… La liste est longue.
Questions-Réponses

illustration-dechetterieLe centre de traitement des Chatelets est fermé pourquoi ?
L’usine de traitement des ordures ménagères a fermé le 28 février car elle n’est plus en mesure de fournir un compost de qualité, répondant à la nouvelle norme en vigueur. L’usine doit réduire les quantités de plastiques, de métaux lourds et autres matiéres non compatibles avec l’agriculture qui sortaient des Chatelets jusque-l¨¤.

Combien de temps cela va-t-il durer ?
Le temps d’adapter le matériel (pose d’une sorte de tamis supplémentaire en bout de chaîne). Soit pendant six semaines environ. Cette solution ne sera qu’une solution a minima, car les ¡¡ refus ¡¡, augmenteront tout de même de 15 % par rapport à avant.

Où vont nos déchets en attendant ?
à Planguenoual, en vue d’une incinération ultérieure. Le syndicat du Penthièvre a accepté de mettre nos déchets en balles et de les stocker en attendant leur traitement.

Est-ce que ça va nous coûter cher ?
Le coût de ces ¡¡ refus ¡¡ supplémentaires va obligatoirement peser sur le budget du Smictom. Environ 700 000 euros de charges supplémentaires par année. Pour s’adapter, le Smictom prévoit des investissements qui devraient s’élever de 15 millions à 18 millions d’euros.

Pourquoi c’est si cher ?
Parce que nous n’avons pas de centre d’enfouissement à proximité et que l’on transporte les déchets ultimes, les refus, jusqu’à 150 km d’ici, en Mayenne.

Où iront les investissements ?
Deux hypothèses sont étudiées : l’une privilégie le compostage strict, la seconde prévoit la méthanisation des déchets. Le choix définitif devrait intervenir dans les tout prochains mois, mais en prenant en compte les besoins de nos voisins (syndicats du Penthièvre et de Launay-Lantic).

Je ne comprends pas : plus je trie, plus ça me coûte cher
C’est vrai. Le coût de traitement des ordures a progressé plus vite que les recettes engendrées par la valorisation des déchets. Les normes ont évolué aussi. Mais sans le tri, le traitement des ordures ménagères coûterait 800 000 euros de plus à la collectivité, soit environ 20 euros de plus par ménage et par an.

Pourquoi la collecte sélective rapporte-t-elle moins qu’avant ?
Un seul exemple, la valeur des produits recyclables a chuté de moitié en un an. C’est autant de recettes en moins. Une poubelle jaune rapporte aujourd’hui 20 euros à la tonne au Smictom, contre 80 euros la tonne en septembre 2008.

Eco-emballages: les demandes de la commission consultative pour l’agrément

Mardi 24 février 2009

JDNE :Lors de la réunion de la commission consultative pour l’agrément de la filière des déchets d’emballages ménagers, qui s’est tenue mercredi 11 février, ses membres ont adressé plusieurs demandes à Eco-emballages et à son conseil d’administration.

Outre la sortie, dans les meilleurs délais, du fonds non sécurisé et le renforcement des procédures internes pour éviter à l’avenir tout placement financier risqué, la commission a demandé une ouverture du conseil d’administration à des membres associés issus de différents collèges de la commission, dont des associations de protection de l’environnement. «L’entrée au conseil d’administration d’Eco-emballages, en tant que membre associé, nous permettra de suivre au plus près les décisions de l’éco-organisme», indique Michel Georges, représentant de France nature environnement (FNE) à la commission.

Après plusieurs heures de débat, la commission a également réclamé une «gestion optimisée de la trésorerie pour les collectivités locales», avec des avances de soutiens majoritaires au premier semestre.

Eco-emballages envisage des poursuites judiciaires

Mardi 24 février 2009

JDLE :Suite à l’affaire des fonds hasardeux de l’éco-organisme, le Meeddat a annoncé dans un communiqué que «des suites judiciaires au civil sont d’ores et déjà en cours de préparation par Eco-emballages». Cette information a été donnée alors que la société a rendu public l’audit externe, réalisé à la demande du gouvernement, lors de la commission d’agrément qui s’est tenue mercredi 11 février.

Cet audit, réalisé par le cabinet Deloitte, indique que sur la période 1993-2007 le taux de rendement moyen des placements d’Eco-emballages s’élève à 4,3%, dégageant un résultat financier cumulé de 85 millions d’euros, soit un résultat modeste par rapport à ces types de placements (de l’ordre de 3,9% en moyenne sur la même période pour des fonds sécurisés), avec un risque élevé pour les fonds de fonds (c’est-à-dire des fonds d’investissement qui investissent dans d’autres fonds d’investissement). Ceux-ci s’établissent à plus de 70 millions d’euros au 31 décembre 2008, soit 27% de la trésorerie brute d’Eco-emballages. En raison de la moins-value générée par la crise financière sur l’un des fonds à risques d’Eco-emballages, l’éco-organisme pourrait perdre jusqu’à 23 millions d’euros.

Le rapport fait également état des rémunérations de l’intermédiaire qui a conseillé l’ex-directeur général d’Eco-emballages Bernard Hérodin d’investir dans des fonds étrangers. «Le montant des rétrocessions perçues par [cet intermédiaire] apparait élevé au regard des prestations et services rendus par ce dernier», indique le rapport. Ce montant est estimé entre 3,6 et 5 millions d’euros. Bien qu’il reste des fonds à débloquer, la trésorerie nette de la société devrait rester positive en 2009.

L’étude Deloitte recommande notamment de mettre en place un planning de récupération de ces fonds, et une charte de trésorerie précisant les types de placements autorisés. Pour Nicolas Garnier, délégué général de l’association Amorce, «il est impératif de mettre au point un meilleur contrôle et une meilleure gestion des ressources financières d’Eco-emballages, et de donner des moyens de contrôle et de régulation de la structure, qui sont pour l’instant insuffisants.